dimanche 3 octobre 2010

Photo de châtaignes

samedi 24 avril 2010

Nicolas

Aucun doute: ce goût du luxueux, du clinquant, de la provocation...
C'est

Nicolas Fouquet's


mercredi 10 février 2010

Un blog critique


ux amis d'Agoravox
Rendez-vous sur

samedi 23 janvier 2010

La machine à critiquer l'art contemporain

ous les amateurs d'art et de culture éprouvent parfois des difficultés à rendre un
compte exact et précis de leurs sensations devant une œuvre moderne, où l'émotion et l'expression sont parfois bien dissimulées derrière une forme banale ou provocante.

Dans le souci constant du bien-être physique et moral de mes contemporains, j'ai donc élaboré un mécanisme pratique permettant de se livrer à une critique utile, constructive et présentable des événements artistiques les plus divers que l'œil humain peut contempler.

La critique sérieuse de l'art contemporain étant toujours plus descriptive que normative et plus élogieuse que combative, j'ai opté pour un fond favorable sous une forme simple, sur un modèle de phrase classique qui peut être répété mainte fois dans le texte à élaborer.

La structure de la phrase est donc : un complément pour le contexte, un sujet doté d'un adjectif, un verbe, un adverbe, un complément d'objet direct doté lui aussi d'une épithète, car ces choses-là sont verboyeuses, enfin une préposition et un complément venant qualifier le tout et donner une chute à l'ensemble, tant il est vrai que la forme prime largement dans ces discours.

J'ai effectué un choix pour chacune de ces parties, qu'il suffit d'assembler au hasard, en évitant simplement les répétitions et redondances. Le résultat en est en principe largement digne des critiques les plus fines et prétentieusement compétentes. Par exemple: dans ce méta-événement, l'espace déstructuré transcende métaphoriquement le paradigme objectivé dans le respect d'une grande rigueur formelle.

Voici donc l'ensemble, résumé en un tableau bien sûr non limitatif.


Cliquer sur l'image pour l'agrandir.


A la place du contexte, les phrases suivantes débutent par une expression de transition :

De plus,
En outre,
Toutefois,
Néanmoins,
En dépit de cela,
Il est patent (évident, avéré, ...) que,
Il est à noter (à remarquer, ...) que...

Le modèle de la machine n'est pas déposé, et son usage est libre. Les hommes politiques, édiles divers, critiques patentés et amateurs d'art l'utilisant à des fins publiques voudront bien seulement citer leur source. Les suggestions constructives, ajouts intelligents et louanges imméritées sont bien entendus brasouvertement bienvenus. Mes remerciements empressés au Furtif pour ses suggestions.



samedi 21 novembre 2009

La manipulation du 11 septembre, cinquante ans après


Dijon, le 11 septembre 2051.

Le 11 septembre 2001, les faits bruts – une poignée de terroristes causant 3000 morts et des dégâts énormes – ont stupéfié les Américains et le monde entier. Tout à coup, la plus grande puissance du monde, le grand Etat le plus riche, le plus technologiquement avancé, est apparu comme déshonoré et prodigieusement vulnérable. Son crédit chez sa population et à l’étranger a été soudainement diminué de manière terrible : quoi ? les Etats-Unis d’Amérique étaient à la merci de quelques fous de Dieu décidés ? La CIA, le FBI, l’US Army étaient si inefficaces qu’ils ne pouvaient même pas protéger John Smith de cette guerre au rabais ?

Il est vite apparu aux autorités US que les répercussions psychologiques, à l’intérieur comme au-dehors du pays, étaient trop catastrophiques pour ne pas être combattues. L’Américain moyen, celui qui apprécie les drapeaux dans sa ville et bénit le Président élu, quel qu’il soit, était en état de choc et sa perception de la toute-puissance de son pays, qui fonde le sentiment national et donc toute l’organisation socio-économique, risquait d’être durablement atteinte, comme sa confiance dans le pouvoir politique, déjà peu enthousiaste. A l’étranger, les effets étaient ravageurs : énorme dévalorisation de la puissance du pays, doutes sur le bien-fondé de l’hégémonie US et sur l’efficacité de son armée, tout jouait dans le sens des propagandes anti-américaines, notamment dans des secteurs hautement stratégiques comme les pays arabes et musulmans.

Pour un grand pays, il n’était pas tenable que cette situation persiste et s’aggrave. En conséquence, il suscita des campagnes de négation de la simplicité des attentats, qui visèrent à faire soupçonner adroitement que les événements n’avaient pu se produire qu’avec des influences cachées, des complots secrets, des interventions si bien dissimulées qu’elles ne pouvaient qu’être d’une redoutable efficacité, à la mesure du prodigieux silence qui avait pu être gardé sur ces agissements occultes.

Dans les médias, de préférence un peu underground tout d’abord, se développèrent ainsi des argumentations péremptoires qui montraient, disaient-elles, de façon certaine que tout cela n’était qu’un vaste trucage et que les apparences étaient invraisemblables. Les hypothèses les plus gratuites et farfelues – hologrammes simulant des avions, avions télécommandés, missiles US, explosifs dans les tours, extraterrestres – côtoyaient de plus adroites études techniques d’apparence sérieuse ; tous ces débats, souvent sensationnels et polémiques à souhait, induisirent et entretinrent un scepticisme croissant parmi une part importante de la population américaine et mondiale.

Bien sûr, tous les paranoïaques, les illuminés, les aigris et les complotistes de toutes tendances se ruèrent sur ces rumeurs et les amplifièrent à leur tour, et ce qui n’était à l’origine que contestation devint vite politiquement correct : dans certains milieux, il était hors de question d’admettre les faits bruts, qualifiés de « version officielle » honnie, beauf et pour tout dire réservée aux naïfs, voire aux complices.

Au bout de quelques années, la religion de beaucoup de citoyens, US et autres, était faite : les « événements du 9/11 » (le terme même d’attentats étant évité) ne pouvaient s’expliquer que par un complot, des manœuvres secrètes et ignobles du gouvernement US de l’époque lui-même, de l’armée, de la CIA, des services secrets israéliens ou bien encore de quelque organisation mondiale fascistocapitaliste.

Le but était atteint : dans l’opinion publique, des attentats aussi simplistes, des terroristes aussi minables n’avaient pu vaincre le bon Oncle Sam, sa puissance et sa richesse bonhomme et profitable à tous. Non, la plus grande armée du monde n’avait pas été vaincue par quelques fanatiques armés de cutters, non, le Pentagone, symbole même de la force américaine, n’avait pas été mis à mal par un attentat, mais sans doute par un missile, une arme secrète terrible et rassurante.

L’honneur et les intérêts des USA étaient saufs. Le pays était redevenu invulnérable sur son territoire, fort et juste dans ses actions militaires, et inattaquable par les armes et par les idées.

Cette propagande particulièrement efficace est depuis plusieurs décennies enseignée comme exemple démonstratif de réussite particulière de techniques psychologiques de manipulation des opinions publiques.