jeudi 25 août 2011

Les croisés du saucisson

Depuis quelques années, de valeureuses et méritantes personnes partent avec la fougue des vrais croyants en croisade contre l'ennemi public n°1 de nos bonnes sociétés d'inspiration noblement chrétienne : la prétendue foi musulmane, qui comme chacun sait est une hideuse production de Satan pour corrompre les corps et les âmes et détruire notre admirable civilisation, tout entière inspirée par les saints préceptes de l'amour du prochain et du partage harmonieux des bienfaits du monde temporel.

Nouvelle Croix de Saint Antoine,
patron des charcutiers

L'image ci-contre montre leur noble signe de ralliement.


Ces Saint Bernard de Morteau modernes, ces Godefroi de Boudin du XXIe siècle, puissamment armés de jésus ┼ bénis à l'eau de Lourdes et de catapultes à crépinettes, déferlent avec l'ardeur d'une foi brûlante sur les terres des infidèles dont les menées conquérantes mettent en péril notre belle culture.

Frappant de taille de jambon et d'estoc de pâté, ils défendent la civilisation glorieuse du saucisson à l'ail, du beaujolais villages et des curés de campagne amateurs d'andouillette AAAAA. 

Bénis, oui, oui, soient-ils dans leur sainte entreprise. Le plus vaillant d'entre ces braves aura un jour le front ceint de la prestigieuse couronne de boudins, tiendra fermement le somptueux sceptre de chorizo pimenté, ornera son blason de deux pots de rillettes de gueules et passera à une admirable postérité sous le glorieux nom d'Andouille Premier, roi des Croisés. 


33 commentaires:

emile red a dit…

Mais où sont donc les graillons des haillons et les grattons de Teuton.

Ya bien que le foie gras qui a la foi... et le Bayonne mais je me le réserve de Jurançon.

rocla a dit…

Cet artile va lever des boucliers de couscous , des écus de merguez et des blasons de pois chiches .

Sans parler de la carpe à la juive , de la crème de baghava-gita aux épices molles avec pour témoins des Jehovas sanguinaires , des bouddah boudinés comme madame Boudinou du cirque Boudini , des adorateurs du soleil de minuit , de la pleine lune d' équinoxe , et du grand -huit du Luna-Park de la foire du trône .

Que fait la police ?

Philippe Renève a dit…

Elle a les foies.

emile red a dit…

La police ? Elle lisse...

Comme le gouvernement ment et les islamophoques foquent, hardi timonier, les terres sont en vue.

Ta tati t'a quitté, tic-tac, ton tonton t'a tondu, tic-tac, tes totos t'ont tâté, tic-tac, ton tutu est tombé, tic-tac... toc.

Garçon un jambon-beurre et un ballon de rouge pour la cinq.

Philippe Renève a dit…

Le summum du langage codé se trouve dans la limonade: qui peut comprendre un ballon de Côtes s'il ne connaît pas l'expression ?

emile red a dit…

Moi je me les tiens les côtes, de maille à partir ou de bœuf sur le grill.

Et puis la limonade c'est du citron comme le cul c'est du poulet à défaut d'aile et de lui.

Un ballon de Côtes, tu vas pas me dire que c'est pas une expression louche, genre franc-maçonne ou anti-moine, du bois dont on fait les flutes, les charpentes et les pentes de char.

Un ballon de Côtes, c'est pour ainsi dire, un engrossement haut, une enceinte guerrière, un scaphandre au tonome, une Vénus callipyge à l'envers.

Un ballon de Côtes, c'est comme une confrérie de jurades, un amoncellement osseux, une bulle boursière, une montgolfière sépulcrale.

Un ballon de Côtes, c'est un peu d'Alsace, un peu des Vosges, un Guebwiller, un gewurztraminer, à Sion, en Suisse on aime les côtes.

Un ballon de Côtes, c'est un peu de sable, la plage qu'illumine et les enfants qui crient et ruissellent de l'océan écumant de rire.

Un ballon de côtes, c'est la vie qui ondoie et coule dans le corps, sève aventureuse étourdissant d'étoiles nos esprits apaisés...

Philippe Renève a dit…

C'est aussi une calotte de bons, un tableau de c..s !

rocla a dit…

Emile : premier prix démarrage en côtes .

De nuits comme de jour :-))

Philippe Renève a dit…

Très joli, captain !

emile red a dit…

De nuits ?

Par St Georges, mais c'est bien sûr.

Quand les coteries, les copains dansent...

Philippe Renève a dit…

Je me tiens les côtes !

Anonyme a dit…

Ici, nous avons les saucisses aux herbes : porc et blette pour les végétariens! Voyez, nous croisons déjà.

Ardèche

Philippe Renève a dit…

Ah, le croisement du porc et de la blette ! Ça doit produire un animal sublime, à côtes (encore...) vertes et à feuilles roses...

Les blettes, légume bien modeste, peuvent être délicieuses. J'ai le souvenir (lointain...) d'une grand-tante bressane chez qui je me suis régalé d'un plat de blettes cueillies le matin même au jardin et simplement préparées sur un lit de beurre fondu... Ouh !

emile red a dit…

Avec le beurre de cuisson de côtes (encore) de mouton à la poêle, les blettes ou cardes additionnées d'une cuillerée de crème fraîche...

Agngneuuuu !!!

Philippe Renève a dit…

Tu me l'as enlevé de la bouche...

Philippe Renève a dit…

Pour être un peu sérieux, il faut dire que le côté peu sympathique de ces croisés est qu'ils n’admettent pas qu’un musulman soit d’abord un homme: c’est un musulman avant tout. Ça pourrait être une bonne définition du racisme.

Anonyme a dit…

J'avais lu sur le site de Christine Tasin (Sic ! merci) son rapport sur certaines assises pour lesquelles "Disons !" fit une lourde retape.
Elle y décrivait l'arrivée d'un orateur brandissant tel un étendard son "gros saucisson!"(Re sic !).
La charcuterie comme signe de ralliement ? Curieux..
C'est apparemment le plus petit dénominateur commun, cela permet de rassembler large.. et d'exclure tout aussi finement ceux que l'on pouvait autrefois qualifier de "baptisés au sécateur !".
Depuis, cette pratique (la circoncision, pas le rassemblement autour de la cochonaille !)ayant été généralisée (surtout aux Etats Unis mais patience.. cela finira bien par arriver jusqu'ici) pour des raisons hygiéniques, difficile de rassembler sur ce point.
Sinon, que dire de la charcuterie ?
Qu'il est de très bonnes spécialités locales.. mais que personnellement, j'ai été un peu dégoûté par l'irruption dans les années 70 (mon enfance) de toute une série de productions industrielles, qu'à l'époque on n'hésitait pas à rendre rosâtres à grands coup de colorants et à remplacer le sel par une sorte d'infâme potasse qui vous donnait soif pendant deux jours...
Résultat : je ne consomme plus guère aujourd'hui que d'excellents jambons crus, souvent italiens. (Aahhh, San Daniel, soyez béni !) et des saucissons à cuire que je fais mijoter dans toutes sortes de ragoûts.

Quand même curieux, ce malaise identitaire.

Je me suis amusé avant hier, dans un centre ville, à relever les réclames portant un slogan en anglais. Amusez-vous à cet exercice, vous serez surpris ! Mais bon, cela ne semble pas provoquer de conséquentes levées de boucliers "identitaires" !

Personnellement, cette anglomanie m'insupporte, non pas par rejet de "l'Amérique".. mais parce que ces slogans sont la plupart du temps encore plus pauvres que lorsqu'ils sont rédigés en français.
Je vous épargnerai les "Do it" "Life's good" "Be open" "What else" et autres exhortations crétinisantes qui nous polluent le brain et la life.

GB

emile red a dit…

Tu me le sors de la bouche, Gazi, moi qu'on ne peut identifier qu'en baissant culotte, qu'on qualifie ironiquement de la vieille antienne germanique porcine, moi qui vis dans le berceau du foie gras, du jambon de Bayonne et de différent ingrédients que je n'échangerais pour rien au monde contre quelconque produits usinés dans un hygiénisme ridicule, je suis scandalisé par cette gabegie d'anglophonie que ce soit sur affiche, à la radio, dans les vitrines ou sur les écrans.

Il y a pire, quand on regarde les chaînes du satellite, je reste ahuri devant les "interviews" de planète, discovery ou national lorsqu'un scientifique français répond en anglais sous titré en français et sublime du sublime quand il répond en français, est doublé en anglais puis sous-titré en français.

Et le summum, c'est les pubs qui lorsqu'elles proviennent de boîtes anglo-saxonnes sont pour la plupart dans un bon français sans aucune allusion originelle alors que les boîtes hexagonales nous abreuvent de mots, de renvois ou de slogans en globish dérisoire et insupportable...

emile red a dit…

Et personne depuis Jacques Toubon pour s'offusquer, et surtout pas les identitaires qui manient la langue de Goethe ou de Shakespeare aussi bien qu'ils sont incapables d'accorder un verbe, un participe passé ou un adjectif en français...

D'ailleurs la visite de tous leurs sites est une thérapie, lorsqu'on a un tant soit peu l'amour de notre langue il est impossible d'adhérer à leur idéologie nauséeuse tant l'approximation du langage utilisé les éloigne de la purée qu'ils défendent.

Philippe Renève a dit…

En fait, il n'y a pas de "malaise identitaire"; c'est un gimmick de la com' à Sarkozy.
Il y a des gens qui sont remontés contre l'immigration, pour des raisons diverses, dont le FN et l'UMP se disputent les suffrages.
Et puis le marketing, qui fait américain parce que ça fait moderne, et parce que plus aucune autorité ne l'empêche. Cela dit, il faut bien dire que Toubon était d'un ridicule...

Philippe Renève a dit…

Je dirais même un ridicule à chevet.

emile red a dit…

Pfff ! C'est la lampe d'Al à Daim qui est achevée.

Il n'y a pas de malaise identitaire mais il y a pourtant des malades identitaires, allons donc comprendre comment être malade d'une maladie qui n'existe pas mais qui génère malgré tout des malaises... Hypocondrie ? ou Hypoconnerie ?

Anonyme a dit…

Que GB ne prenne pas se désirs de normalité par l'ablation du prépuce pour une réalité . Wikipedia : "Aux États-Unis, en 2009, selon l’OMS, 79% des hommes sont circoncis1. Après un apogée dans les années 1960 (avec un taux d’environ 80%), la circoncision néonatale dans les hôpitaux entame une lente et irrégulière régression à partir des années 1970, pour chuter à 56.1% en 2006, et elle se serait totalement effondrée ces dernières années, en 2009 le taux de circoncision serait devenu minoritaire à 32,5 %9"

Philippe Renève a dit…

Moi qui croyais que beaucoup d'Américains n'y coupaient pas...

Anonyme a dit…

@ Anonyme :

Mais alors, pourquoi cette spécificité américaine. Hygiénisme, mode ?

Je me rappelle de mon enfance (les années 70) où, tous les gosses de mon quartier, pendant plusieurs années, se trouvèrent y débarrassés de leurs amygdales et de leurs végétations.

Résultat personnel : je me suis trouvé longtemps voué chaque hiver à la sinusite.. et je trouve pas de justifications médicales au fait que l'on m'ait envoyé, sans troubles constatés, me faire débarrasser d'organes qui ne me dérangeaient pas.

Sinon, la circoncision, cela reste quand même l'équivalent masculin de l'excision, même si la partie supprimée est une zone moins érogène..

GB

Philippe Renève a dit…

Bonjour Gazi

La circoncision reste une mutilation rituelle, c'est-à-dire le genre de chose qui répugne abominablement... quand on la trouve dans des cultures très éloignées de la nôtre.

Il me semble en effet qu'à une époque il y a eu des arguments hygiénistes, comme pour végétations et amygdales; l'occasion pour certains chirurgiens de changer leur Porsche un peu démodée... Je crois.

emile red a dit…

Il serait intéressant de connaître les raisons de ces mutilations qui n'ont peut-être, originellement, rien de religieux ni de rituel.

Aux USA il n'y a aucun doute que c'est une perversion hygiéniste qu'on retrouve dans le précepte importé en Afrique par les évangélistes qui la déclarent fallacieusement limitative à la transmission du sida.

Je ne sais pas s'il est juste et sain de cantonner les condamnations de ces mutilations aux seules circoncisions et excisions, ce qui pourrait laisser un doute sur l'acceptabilité d'horreur comme l'infibulation ou des conséquences sanitaires comme celles des scarifications.

Que ce soit religieux, tribal, rituel ou hygiéniste, toute atteinte à l'intégrité physique est, bien entendu, inadmissible quand il n'y a nécessité ni sanitaire ni vitale.

En revanche, sans d'abord donner les ressources éducatives pour comprendre le problème humain et impliquer dans cette éducation les intéressés eux-mêmes, il est stupide et délétère de croire qu'on modifiera tout un treillis social par la seule intervention judiciaire, avec l'énorme danger de ne rien régler mais au contraire d'aggraver les risques en rendant ces pratiques encore plus souterraines qu'elles ne sont déjà.

Philippe Renève a dit…

Parfaitement d'accord, Emile: aucune atteinte inutile à l'intégrité physique ne peut être défendue. Et la seule solution efficace est en effet l'éducation, qui montre la stupidité de ces pratiques.

rocla a dit…

Oui mais quand-même les végétations c 'est joli . Par contre les amis-que-dalle faut opérer .

emile red a dit…

Quand le Suisse végète à Sion c'est que les loyers sont trop chers à Genève et ça retient les amis d'aller à Zurich.

Anonyme a dit…

@ Philippe

C'est malheureusement exactement cela !

Une clinique, à l'époque toute neuve, d'une commune limitrophe à Dijon opérait les mômes à tour de bras.. dans le contexte du baby-boom !
Une autre manne pour les médecins de l'époque, bien avant le Mediator : le Temesta !

A la moindre mère de famille qui avait le malheur d'évoquer en consultation sa lassitude, des angoisses, des contrariétés, un sommeil difficile ou je-ne-sais-quoi-d'autre encore.. le praticien avait la solution : TE-MES-TA !
Et voila comment toute une génération de mères de famille sombra dans une toxicomanie tout à fait légale, demandant à la fin d'une consultation motivée par un rhume ou autre chose :

"Et vous n'oublierez pas mon p'tit Temesta.."

"Rassurez-vous, c'est déjà fait Madame Michut !"

GB

Anonyme a dit…

Bonjour à tous,

suite à un cancer, j'étais très jeune, un peu dépressive, on m'a prescrit du Noctran 10 (jamais oublié ce nom là). Le premier soir où j'inaugure me vient une envie pressante, me lève
fonce tête baissée dans la porte des toilettes. Visage et oeil tuméfié, impossible de me redresser et complètement désorientée. La boîte est partie à la poubelle, depuis tout va bien Les jours de déprime, je m'occupe...

Ardèche

Anonyme a dit…

@ Emile

Tout à fait d'accord...
Mais ces marquages d'appartenance disparaissent peu à peu, remplacés par d'autres plus modernes.

Je me souviens dans ma jeunesse du noimbre de femmes d'Afrique du Nord qui portaient des tatouages sur le visage. C'est aujourd'hui très rares.

Par contre, leurs petites filles s'offrent dans des officines spécialisées des tatouages à motifs (néo) "tribaux" à exhiber sur les plages.

Mais au moins, elles ont choisi !

GB