lundi 13 juin 2011

Merci à François Morel: "Ferme ta gueule, Luc Ferry"

Qu'il nous soit permis de féliciter et de remercier haut et fort François Morel, dont on apprécie depuis longtemps le talent, pour cette étude du cas Luc Ferry qui joint la force expressive à la finesse de l'analyse.




Il n'y a rien à ajouter.

Hâtons-nous de le remercier car à ce train il ne moisira pas dans les studios de France Inter.

52 commentaires:

rocla a dit…

Le Luc prend tellement les gens pour des cons que le Ferry Boat déborde , dégouline .
On serait à même dans un pays qui inspirerait le respect dans le cas où des sur-diplômés ne ramasseraient pas( sic ) leur morgue et s en alleraient (et re-sic )dans des pas si lointains pays où les Ben Ali , Ben Kadahfi Ben Bachir et autres grenouilles de Benitiers à l' Ouest , mettent dans leurs fouilles l' argent de la sueur et la transpiration du peuple qui regarde avec effarement ce qui se veut l' élite être un panier de crabes agitant leurs pinces à la manière de par ici la monnaie . Et comme il dit le Monsieur , pas la peine d' être aussi intelligent pour être aussi con .

Philippe Renève a dit…

François Morel a raison, et vous aussi: il existe des gens dont l'intelligence est indéniable mais qui manquent cruellement du plus simple, du plus évident et du plus banal bon sens dans certains domaines.

Aveuglés par la conviction permanente que leurs raisonnements sont d'une justesse imparable – ce qui leur donne cette arrogance insupportable et cette condescendance digne des simples d'esprit –, ils usent de leur belle mécanique en omettant tout regard un peu distancié sur leurs magnifiques productions, toute autocritique, toute humilité qui troubleraient leur certitude. Une telle démarche serait en effet pour eux douter et remettre en cause leur indiscutable génie.

Nous en connaissons du reste quelques exemples intéressants sur internet; pas toujours d'une intelligence hors du commun il est vrai.

Anne Le Maître a dit…

Je me joins aux remerciements et aux félicitations. Que ceci est donc bien envoyé ! Pour tout dire : ça soulage...

Philippe Renève a dit…

Bonjour Anne
Précisément: cette chronique ravageuse nous fait la délicieuse impression d'exprimer avec grand talent (et belle énergie) ce que nous pensons.
Un effet cathartique, en quelque sorte !

Philippe Renève a dit…

Anne, j'ai ajouté une image un peu guingoisante que vous aimerez peut-être.

emile red a dit…

Dire que j'ai loupé la Morelerie du jour, je m'en veux terriblement.

Ferry c'est l'exemple du parvenu qui ne fonctionne que par et grâce à ses réseaux mis en place par différentes manœuvres et compromissions auxquelles tout prof de fac peut avoir accès s'il préfère le pognon et la notoriété plutôt que le sens du devoir et le respect de l'entourage et ne parlons pas des limites de la corruption ou des conflits d’intérêts qui sont monnaie courante dès un certain seuil d’habilitation ou de pouvoir.

Mais combien a-t-il raison notre François, sauf qu'il se trompe, ce n'est pas seulement 4499 € mais, au moins, 1800 € de plus pour ce seul pseudo job, inutile de chercher les autres revenus du même acabit qui ne doivent pas manquer de tomber dans l'escarcelle du génie omniscient.

Philippe Renève a dit…

Emile, il est probable qu'il a quelques autres sinécures juteuses qui vont être dévoilées un de ces jours...

Philippe Renève a dit…

J'avais en juillet 2007 écrit un article sur Agoravox sur les sinécures des copains de notre catastroprésident; je l'ai inséré dans le blog: Nicolas Sarkozy et les missions MOAR.
Il retrouve une nouvelle jeunesse avec le cas Ferry.

emile red a dit…

"...à l’heure où nous mettons sous presse, il n’y a pas d’heureuse femme ..."

Ce qui n'est plus vrai, voir notre chère (expensive in English) ex-sinistre de l'aculture C. Albanel... peut-être remplace-t-elle avantageusement le peu clairvoyant et Fool "apollon citharède" aux cocktails des jambes en biais plutôt qu'au pianocktail de notre aveugle national.

Philippe tout est resté dans le même ordre calotin sauf ce petit relent du passé bien présent qui relègue la Princesse de Clèves au rang d'Ondine sauvée des os...

Philippe Renève a dit…

Ne rigole pas avec la Princesse de Clèves: c'est un ouvrage si difficile que not'président avait "beaucoup souffert sur elle".
Comment ça, pas doué ?

emile red a dit…

Il trouvait l'ouvrage difficile pour l'unique et mystique raison qu'il aurait été abusé dans une confusion confucéenne par un antique traité défraîchi et partiellement obsolète dénommé "la sociologie ovine revendicative en bergerie Jurassienne, ou, Quand le caprin cesse la grève".

Encore l'énième et insupportable bévue d'un quelconque fonctionnaire apatride, ahuri et trop payé de la bibliothèque nationale.

Philippe Renève a dit…

J'ai trouvé ce qu'il lui faut.

rocla a dit…

Il a dû croire qu' elle avait perdu ses clèves ou que la errure était cassée , un truc çacomme ....

rocla a dit…

et comme l' errure est amène ....

emile red a dit…

Je ne sais pas, je crains qu'il voit en Mme de La Fayette la seule, l'unique et la singulière anihilatrice et pourfendeuse des efforts guerroyeux et coloniaux de la perfide Albion aux nouvelles Indes du nord-ouest et nonobstant unies et étatiques Amérique.

Ne le servons pas sur un plateau vers une chaîne qui risquerait de rompre, sans cadre, il finirait par pédaler dans la semoule, la tête dans le guidon tel un sieur Pignon. Il est vrai que ça ne manquerait pas de sel...

Paul Herr a dit…

j' ai cherché vainement la réponse à la question suivante( bien posée sur ce site )
http://www.contrepoints.org/2011/06/12/29627-ferry-larroseur-arrose

"Soit Luc Ferry n’a touché aucune rémunération supplémentaire pour ses fonctions de Président Délégué, auquel cas il serait logique que la rémunération qu’il perçoit soit versée, non pas par l’Université Paris-Diderot, mais directement par son employeur, soit il a cumulé deux fonctions – et donc deux salaires – dont l’un sans assurer la moindre prestation en retour, auquel cas il serait absolument scandaleux que les gains indus de l’ancien ministre soient mutualisés sous forme de pertes subies par l’ensemble des contribuables français pour le bon plaisir du roi et des membres de son sérail, au lieu d’être intégralement remboursés par lui-même, pénalité pour non réalisation de prestation en sus.
La question philosophique du jour est donc : « Two incomes or not, that is the question »

Philippe Renève a dit…

Bonjour Paul Herr

Le plus scandaleux dans cette histoire est l'aplomb phénoménal de Ferry qui prend de haut les remarques sur son cas, vitupère les critiques, crie au complot et se répand en lamentations outrées de vierge violentée: il montre ainsi que les situations les plus injustes et privilégiées, même si administrativement elles pourraient se défendre, sont pour lui normales, indiscutables, justifiées par les talents sublimes qu'il apporte à toute œuvre et ne font que récompenser l'immensité de l'apport glorieux de sa personne à son pays.

Je dois avouer que, dans un élan peut-être hâtif, j'avais pensé quand il a été nommé ministre qu'un personnage prêtant un si grand soin à sa chevelure et donc à son apparence physique ne pouvait être quelqu'un de sérieux.
Je crois bien que j'avais fichtrement raison.

Philippe Renève a dit…

Pour votre question, je crois que le problème ne se pose pas en ces termes, car il perçoit une rémunération complémentaire du comité Théodule qu'il préside, à hauteur de 1800 euros par mois je crois, ce qui suppose un revenu par ailleurs.

Cela dit, on aimerait savoir quels sont les avantages en nature attachés à la fonction: dans certaines, le gîte est largement assuré, un secrétariat mis à disposition de même qu'une voiture avec chauffeur et les notes de frais volent en escadrilles serrées.

Paul Herrédia a dit…

[url]http://blog.educpros.fr/pierredubois/2011/06/13/luc-ferry-pietine-son-statut/[/url]
Des explications claires ici .La barque est lourde .
Ferry a touché une rémunération supplémentaire pour ses fonctions de Président Délégué." Le cumul d’un salaire de professeur et d’une indemnité au Conseil d’analyse de la société ne pose donc aucun problème." (sic)

Question" En cas de détachement, le CAS aurait directement assuré la rémunération de son président délégué (le budget du CAS le permettait-il ?)"(sic)
Donc plus facile de payer le président du CAS sur les deniers de l'université au détriment d' enseignants disponibles et disposés à donner effectivement des cours .
En gros c'est financer le CAS par l’université .

Composition du CAS : “32 personnalités de tous horizons, choisis en fonction de leur compétence”. S'il faut les payer au prix du salaire de professeur d’université , effectivement ça demande un budget .

Philippe Renève a dit…

Bonjour à tous

Excellente analyse dans le site que vous indiquez, Paul. On voit que dans tous les cas de figure, Ferry n'est pas dans une situation normale.

Je rappelle à tous la technique pour poster un lien dans un commentaire. Il faut taper (j'ajoute deux $ que j'ai économisés, pour éviter que le texte ne se transforme en lien, enlevez-les dans votre lien et rendez-les moi)

<$a href="l'adresse de la page web">le texte à afficher<$/a>

Par exemple voici le lien de Paul

Emile a appliqué la technique avec brio pour ses pages de smileys; on peut y voir fonctionner le système.

Philippe Renève a dit…

On remarquera, sans citer personne, qu'il se trouve des sites internet et des scribouillards pour faire l'apologie du malheureux Luc Ferry, et en profitent pour étaler à coup de démagogie des aigreurs envers les enseignants d'université.

Et en mélangeant allègrement (non, pas "Allègre ment", allons, voyons, un peu de sérieux) les choses, puisqu'un détachement implique que le professeur soit payé par l'organisme qui l'accueille et non plus par l'université (cf le lien de Paul), ce qui n'est pas le cas de notre chevelu philosophe.

emile red a dit…

Plus haut j'ai cité des liens qui donnent l'envergure de la magouille Ferry, CAS et Université (14 juin 2011 09:06)

L'un décrit très bien la situation, l'autre est l'ARRETE sur Légifrance pour la rémunération du président du CAS qui est effectivement fixée forfaitairement à 1800 €, j'ai cherché un peu et n'ai rien trouvé sur de possibles avantages en nature, mais connaissant bien la pratique, je suppose que ceux-ci ne sont pas directement alloués au président mais au conseil : locaux, frais de bouche et transport doivent être sur un compte financier spécifique.

Je vous conseille de rechercher les images de sa convocation concernant l'affaire de pédophilie, on voit bien M. Ferry arriver en gros véhicule noir avec chauffeur, il repart avec son superbe coupé sport garé non loin du bureau du juge...
Je n'ai encore jamais vu un prof de fac disposant d'un véhicule de fonction avec chauffeur, me serais-je fait avoir ?

Philippe Renève a dit…

Ah mais Emile, Sa Chevelure n'est pas un prof de fac, allons: c'est un philosophe à qui il arrive de dispenser aux foules enthousiastes un peu de sa sagesse, voilà tout.

emile red a dit…

Désormais, dorénavant et argenté et arrière comme ma propre chevelure luisante, vous devrez m'appeler Docteur...

Ma sagesse étant celle qu'elle fut du temps passé, qu'elle est présentement et qu'elle sera dans l'avenir, je compte bien profiter de mon excellentissime excellence pour obtenir de qui de droit ou de gauche un mirifique poste et télécommunication dans une de ces innombrables assemblées élitaires qui fleurissent au grè du vent en poupe et en proue, toute voiles dehors.

Ma chevelure n'ayant nulle autre pareille, mon anatomie relevant d'une symbolique Apollinienne, telle que décrite par mon ami Friedrich lors d'ébats épistémologiques endiablés, avec la plus haute latitude qui me sied, je ne conçois pas que mon patronyme n’apparaisse au sein du sérail décisionnaire pour enfin être installé à sa plus juste et méritante place.

A boule les pépètes tudieu...

Anonyme a dit…

Emile, il se la péte, il y croit. Si tu faisais partie de l'élite élististe ça se saurait. Allez range ta perruque et n'essais plus de te mêler à "cette lie" tu y perdrais ton âme et les 4 tifs que tu as encore. Restes avec nous, nous ne sommes pas philisophes de mes 4 (et ouais, en tant que femme, j'en ai plus que les hommes)mais sensés, humains, humanistes ? Encore capables de se pencher sur toutes ces inégalités qui nous crevent les yeux sans nous rendre aveugles. Ardèche

emile red a dit…

Concernant les détachements, j'ai donné deux ans durant, et je ne me souviens pas avoir obtenu rétributions de quelque université que ce soit, hormis de mon employeur (étranger).

Et mieux, il a fallu montrer patte blanche pour réintégrer mon cursus alors que j'avais, au départ, signé une convention en bonne et due forme.

Il y a bien deux poids deux mesures que l'on soit pauvre ou riche, célèbre ou anonyme.

Chevelu n'étant aucunement décisif, j'étais, et je suis encore, ce qu'on décrit par hirsute, Ferry est petit pied à côté...
4 tifs sur le caillou, non mais...
Figaro ci, Figaro là...

rocla a dit…

Je viens de comprendre ce que c 'est la philosophie . On m' avait souvent déjà dit de prendre la vie avec philosophie , mais depuis que j' ai pris le ferry je suis été pénétré .

Pour faire philosophie il faut juste deux ingrédients : une échelle et un porte voix .
Le philosophe grimpe sur un des barreaux pour se mettre ' au-dessus ' du vulgum pécus prenant l' omnibus , et une fois la station au-dessus atteinte , il rectifie sa chevelure ondoyante d' un air dégagé derrière les oreilles . Intervient le regard à ce moment de la démonstration philosophique , prendre un air singulier genre je sais tout ça et vous avez l' air de ce que vous êtes , c 'est à dire des cons . Mais contrairement à l' air dégagé les paroles se doivent être incompréhensibles du transport en commun des mortels , genre je pensais devant mon miroir qui lui reufleuchissait à autre chose quand ma femme est arrivée une glace à la main . Ne regardez pas la vie comme dans le rétroviseur de votre deux chevaux , non , faites comme moi , faites vous conduire par un valet de pied avec permis d' autolobomiser . Faut voir la vie en grand , petits que vous êtes , émarger , voilà le mot du jour qui a l' éphéméride de dire ce qu' il veut dire . Comme dans les pitreries de Saint Paul aux raisins de corinthe , ne regardez pas ce que ma main gauche met dans la fouille pendant que je tends l' autre main également . Foule médusée , allez en paix , pendant que vous trimez nous on s' occupe de vous niquer .

Ad viteam eternuammes , atchum .

Philippe Renève a dit…

A vos souhaits captain.

Vous avez tout compris à la philosophie mondano-médiatique, bravo.

Le Canard Enchaîné du jour donne quelques précisions: notre Grand Homme bénéficie pour son auguste Présidence d'un bureau et d'un secrétariat "rue de Grenelle, à deux pas de son appartement, dans le très chic VIIe arrondissement." Il "passe au bureau « presque tous les jours », assure l'un des salariés". Cette tâche écrasante ne l'a pas empêché d'écrire depuis qu'il préside 15 bouquins grand public, en plus de ses chroniques dans le Figaro et sur LCI.

Si on reprenait les classiques ?
"Le pauvre homme"...

rocla a dit…

Je ne résiste pas à le mettre ici Philippe ,

Molière : Tartuffe

ORGON.
Ah ! mon frère, bonjour

CLÉANTE.
Je sortois, et j’ai joie à vous voir de retour.
La campagne à présent n’est pas beaucoup fleurie.

ORGON.
Dorine.... Mon beau-frère, attendez, je vous prie :
Vous voulez bien souffrir, pour m’ôter de souci,
Que je m’informe un peu des nouvelles d’ici.
Tout s’est-il, ces deux jours, passé de bonne sorte ?
Qu’est-ce qu’on fait céans ? comme est-ce qu’on s’y porte ?

DORINE.
Madame eut avant-hier la fièvre jusqu’au soir,
Avec un mal de tête étrange à concevoir.

ORGON.
Et Tartuffe ?

DORINE.
Tartuffe ? Il se porte à merveille,
Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille.

ORGON.
Le pauvre homme !

DORINE.
Le soir, elle eut un grand dégoût,
Et ne put au souper toucher à rien du tout,
Tant sa douleur de tête étoit encore cruelle !

ORGON.
Et Tartuffe ?

DORINE.
Il soupa, lui tout seul, devant elle,
Et fort dévotement il mangea deux perdrix,
Avec une moitié de gigot en hachis.

ORGON.
Le pauvre homme !

DORINE.
La nuit se passa toute entière
Sans qu’elle pût fermer un moment la paupière ;
Des chaleurs l’empêchoient de pouvoir sommeiller,
Et jusqu’au jour près d’elle il nous fallut veiller.

ORGON.
Et Tartuffe ?

DORINE.
Pressé d’un sommeil agréable,
Il passa dans sa chambre au sortir de la table,
Et dans son lit bien chaud il se mit tout soudain,
Où sans trouble il dormit jusques au lendemain.

ORGON.
Le pauvre homme !

DORINE.
A la fin, par nos raisons gagnée,
Elle se résolut à souffrir la saignée,
Et le soulagement suivit tout aussitôt.

ORGON.
Et Tartuffe ?

DORINE.
Il reprit courage comme il faut,
Et contre tous les maux fortifiant son âme,
Pour réparer le sang qu’avoit perdu Madame,
But à son déjeuner quatre grands coups de vin.

ORGON.
Le pauvre homme !

DORINE.
Tous deux se portent bien enfin ;
Et je vais à Madame annoncer par avance
La part que vous prenez à sa convalescence.

rocla a dit…

J' aimois beaucoup le temps où l' on parlatoitait de cette façon si adéquatante ...

emile red a dit…

S'estoie un temps grandiose.

En parlant de notre magnificence onduleuse, Corneille aurait dit :
"Qui chérit son erreur ne la veut pas connaître"
Et La Bruyère de répondre :
"La fausse gloire est l'écueil de la vanité"

Philippe Renève a dit…

Bonjour à tous

Mais dites donc, ce ne serait pas Lucky Ferry, sur la photo de cet article très philosophique ?

emile red a dit…

Ce doit être lui, puisqu'il nous a prouvé qu'il savait nager.

rocla a dit…

Cléanmain

Je rentroie , et j’ai joie à vous voir de retour.
La campagne à présent n’est pas beaucoup fleurie.

Orgon du Beaujolois

J 'estoie vignes regarder à l' entour
Ceps sarments feuilles et jeunes grappes
festoient qui a beau pourtour
Gamay Chardonnay attendoient les agapes .

Cléanmain

J' ai touffe

Manquoi d' air

J' m' oppressoie

Lâchoua-moi la grappe

Ouffoie .....

Philippe Renève a dit…

Bonjour Rocla

Les fleurs sont dans vos messages...

rocla a dit…

Bonjour Philippe , aujourd'hui la suite :

Colrine :

Madame eut avant-hier la fièvre jusqu’au soir,
Avec un mal de tête étrange à concevoir.

Orgon du Bojolpif :

Et Tartiffe ?

Colrine .

Tartiffe ? Il se porte à merveille,
Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille.

Colrine


Il soupa, lui tout seul, devant elle,
Et fort dévotement il mangea deux perdrix,
Avec une moitié de gigot en hachis puis il alla
chez total benzine foie gras sur la table debout manger .

Orgon du Bojolais :

et Tartiffe ?

Colrine

Pressé d’un sommeil agréable,
Il passa dans sa chambre au sortir de la table,
Et dans son lit bien chaud il se mit tout soudain,
Où sans trouble il dormit jusques au lendemain sans besoin Temesta ou autre joint d' adoucissement nuital .


Orgonpif :

Le pauvre homme !

Coltif :

La nuit se passa toute entière
Sans qu’elle pût fermer un moment la paupière ;
Des chaleurs l’empêchoient de pouvoir sommeiller,
Et jusqu’au jour près d’elle il nous fallut veiller. Ah la raggazza de ces temps-ci est empêchoie ce qui nous tourmentoie au maximum .

Orléon des environs :

Que de peine j' avoie à vous regardoir si peu enclinoir à vous passoir de chouffoir tous les si tellement de temps sur ce site qui vous avoit foutoi dehors . Si pourtant pas dure la sérénitoie , vous restoie avec votre décrépitoitude du vir'ment pastèquatoire estomac pas digère ?

Orgonpif :

Demain autre jour seroit .

Anonyme a dit…

Bonjour
A propos de Tartuffe, j'en ai rencontré un aujourd'hui (http://www.disons.fr/?p=17995&cpage=1#comment-30865)
Morel a raison
Ferry ne s'en remet pas. Ferry-boite...

Philippe Renève a dit…

Bonjour anonyme (?)
Ces petites mesquineries ne nous intéressent guère; nous avons passé l'âge des querelles de cours de récré.

Philippe Renève a dit…

Rocla, votre Tartuflette prend une drôle d'allure !

rocla a dit…

Philippe c 'est un mélange délirium trés mince aux éclairs soudains .

Philippe Renève a dit…

Buvez un coup, ça ira mieux !

Anonyme a dit…

Bonjour à tous,


l'Anonyme plus haut n'était pas moi. Il tombe des cordes depuis hier après-midi et j'ai subi toutes les coupures de réseaux imaginables.

Ce n'est pas un coup que je bois, mais le ciel tout entier. Mon estomac n'y survivra pas.

Ardèche

Philippe Renève a dit…

Bonjour Monique
La Bourgogne a été bien arrosée aussi; tenez bon !

emile red a dit…

B'jour m'sieurs dames...

T'inquiète Monique, enfin nous avons quelques gouttes, pas de quoi étoffer un pastis ou emplir une outre, mais tout de même, quelques heures et nous entrons humides au bercail.

Nous sommes presque jaloux de vos coupures douches et cordes nouées, estomacs compris...

Les tartifletteries de M. l'Cap'tain sonnent comme tartines de mots et flatteries de confitures, juste ce qu'il faut pour égayer ces pages, ce que les malfaisants n'ont pas.

Flapi, Florent flagella en effleurant une flute de passiflore qui flottait sur le fleuve.
Un flic flânant flaira l'efflorescence du flux qui affligeait le flanc fluvial de sifflantes gifles, notre flegmatique flic fila au flanchant Florent une flasque de Floc afin qu'il souffla.

Flic, flaque, floc et zut aux constipés pisse-froid...

Anonyme a dit…

Bonjour Emile,

Depuis mon arrivée, j'ai le choix :

cartons mouillés pendant le transfert entre garage et maison ou

cartons moisis par l'humidité dans le garage.

Si j'aurai su j'aurai pris des boîtes en plastique.

Une petite lueur dans ce monde dégoulinant, les mulots n'aiment pas le carton mouillé. Au moins mes affaires ne seront pas bouffées.

Dis, sur l'autre page, tu dis encore un an! Mais tu y crois. Moi plus. Ils vont revenir en force tous ces droitistes de mes deux. Heureusement j'ai une nièce et 2 petits-enfants gauchers. Mon ADN aura servi à quelque chose.

Jouer avec les mots comme vous trois, j'sai pas faire ou par inadvertance. Mais vous égayez bien mes rares moments de connection.

Alors à tout "soigneur" tout honneur :

Patron : un peu de moutarde de Meaux ?

Cap'tain :les Frères Jacques rien que pour vous, attention ça colle!


Emile: pour l'anisette, j'ai l'eau qu'il faut et pis comme nous sommes samedi, un grain de couscous, et un peu de loubia réchauffée. Sinon tu as hasbane, salade tomate et piment, omelette de cervelle (beurk), calentica etc...

Ardèche

Anonyme a dit…

http://www.dailymotion.com/video/x3xvzm_brassens-gastibelza_music

Le vent s'est levé.

Ardèche

Philippe Renève a dit…

Monique, je ne relèverai pas la provocation de Meaux, cette ville est assez affligée avec son aigle moderne qui a tout du vautour...

Merci pour le Hugo-Brassens, c'est toujours un bonheur.

Philippe Renève a dit…

Emile,
Quelle affluence !

rocla a dit…

ouirgue ,


le Emile fluctue et ne coule pas ...:-))

Bonne soirée à tous .

emma a dit…

(je continue à me promener sur ton blog) - Certes, et c'est plein d'esprit, de justesse et de bons sentiments.
J'adore l'humanité de F Morel.
Mais j'ai pu aussi apprécier ça et là des travaux et conférences de Luc Ferry. Comme tous les humains il est une mosaïque de bon et de mauvais. Zoomer sur les mauvais n'est pas tout à fait juste, en fait.
La médiatisation a de nombreuses conséquences perverses liés à son effet de zoom. Zoom sur des petites phrases, des maladresses, des ridicules, et qui de fait élude souvent le fond des problèmes ;
ou au contraire agrandit l'égo jusqu'à le déformer. Ainsi, dès qu'un psy, un médecin, un diététicien, un sage, enfin une personne qualifiée pour parler de santé, d'alimentation ou de spiritualité intervient à la télé, c'est le succès assuré.
Seulement, de fil en aiguille, on le voit de plus en plus, avant de ne plus voir que lui, il est labellisé sans concurrence ; se constitue alors une cour de fans qui finit par le transformer en gourou.
Au début c'est à l'insu de son plein gré, puis, égo oblige, il finit par se croire lui même prophète, il a un avis sur tout, tranche de façon péremptoire, puisqu'il est seul, on le voit dans les talk shows et autres variétés (principe de Peter ? ), il se met à écrire des livres à la pelle pour donner des conseils de sérénité ou de bien être, qu'il a souvent, comme nous, glanés ça et là sur le net...

Philippe Renève a dit…

Cette évolution est en effet pernicieuse. Mais n'est-ce pas le devoir d'un philosophe comme Ferry de la refuser et de garder tête froide et capacité d'autocritique ?

Philippe Renève a dit…

Cela dit, mon expression était un peu hasardeuse : il est agrégé de philosophie, ce qui n'implique pas ipso facto qu'il soit philosophe. C'est peut-être bien l'erreur commune que de croire qu'une agrégation confère une qualité en sus d'un diplôme.