lundi 29 août 2011

Reflets



Jardin de l'Arquebuse,
Dijon


Cliquer sur une image pour l'agrandir et afficher un diaporama.





























































































































Cliquer sur une image pour l'agrandir.           

Photos Philippe Renève

29 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour,

Quand je pense que je ne sais même pas me servir d'un appareil jetable. La photo c'est une passion et apparemment ce n'est pas la mienne. Ces reflets sont magnifiques. Merci. J'en ai mis un en fond d'écran.

Ardèche

Philippe Renève a dit…

Merci Monique, je suis flatté !

emile red a dit…

De l'eau, pitié, de l'eau !!!

Anonyme a dit…

T'as payé ta facture à Veoli...

Ardèche

emile red a dit…

Non mais il doit y avoir un problème avec la chaudière, même qu'elle chauffe dedans, dehors, à côté et en face.... Pffff !!!!

Philippe Renève a dit…

Je me suis laissé dire que les chaudières du sud-ouest sont un peu excessives dans leur enthousiasme !

rocla a dit…

Faut penser à ramoner les chaudières de temps en temps .

Ramona , j' ai fait un rêve merveilleux ....

Up Ten iQ a dit…

Très belles images.
J'aime particulièrement les 2 premières et la septième. (Up)

Anonyme a dit…

Pas très loin de chez toi, Philippe si tu as l'occasion avant qu'il déménage.

http://71.agendaculturel.fr/exposition/tournus/autres/songes-colores-richard-greneron-photographie-contemporaine.html

j'ai vu son expo a lyon, le garçons est fort sympathique et inspiré, une vison des "reflets" à travers une vitre, entre abstrait et pictoralisme.
Ca devrait te plaire.

Philippe Renève a dit…

Merci Gazi (je suppose...)
Intéressant en effet, mais peut-être un peu trop "intello" à mon goût. Je suis plus graphiste (modeste) que penseur en photo...

Anonyme a dit…

C'est pas Gazi ( je fait pas parti des évadés d'Alcagora), je suis le gars un peu naturaliste et photographe qui passe de temps en temps, moi aussi la " coquille" intello art contemporain m'avait rebuté, mais la rencontre du lascars et le visionnage m'ont oté cette "angoisse" ce préjujé ( je ne supporte pas l'emballage intello ronflant) , à mille lieu du "penseur" d'ailleurs le "gargarisme" qui de mise dans ce genre expo, s'est résumé à la dégustion d'un blanc de part chez toi.

Philippe Renève a dit…

Ah, voilà qui est encourageant...

Mais qui es-tu, noble amateur de photo et de sirop vignolat ? !

emile red a dit…

Quelqu'un qui apprécie l'objectif et la résine ne peut être mauvais. Bon tout dépend du vin, il est vrai.

Contrairement à toi Philippe, je ne vois rien d'intellectuel (en dehors des commentaires de quelques bobosdécalos) à la créativité, j'aurai plutôt tendance à la penser naturelle, sauvage déterminée par le seul appel du plaisir.

Après ce qu'en font les scrutateurs, les amateurs, les critiques de tout poil et la foule claironnante n'a que très peu d'intérêt.

Finalement il est dommage de ne pas voir plus de ce photographe qui me semble plaisant...

Philippe Renève a dit…

Non, Emile, c'est plutôt la présentation qui est faite ici qui est un peu intello; mais notre ami a levé ce doute.

Bien vrai, la créativité n'est pas nécessairement une production intellectuelle; la sensibilité suffit dans beaucoup de domaines, notamment dans les arts graphiques et plastiques.

Anonyme a dit…

Bonjour !
Je confirme : je n'étais pas l'anonyme qui s'est exprimé ici plus haut..
Sinon..

Très agréable lieu que ce jardin de l'Arquebuseà son Museum d'Histoire naturelle dont la partie paléontologie me fascinait (Aaahh, le squelette de glyptodon !).

Un très beau lieu, avec ses vitrines désuètes, son côté bric-à-brac dû aux généreux cadeaux de donateurs : on trouvait çà où là, en un délicieux inventaire "à la Prevert" une momie, un trophée d'un chasseur local (je me souviens d'un vautour "descendu" dans la Combe de Lavaux, coup de fusil mémorable daté du milieu du XIX°).. jusqu'au jour où un technocrate-"pédagogue" (dans le genre "sadique refoulé") s'essaya à la muséographie contemporaine et emprisonna les pauvres bêtes naturalisées dans de grandes vitrines bien éclairé, avec reproduction de leur habitat "naturel", tout cela bien propre et bien expliqué par de grandes planches en couleurs avec diagrammes compliqués.

Du coup, alors même que n'avais pas encore atteint dix ans, je fus profondément attristé. par ce relookage et cessai de fréquenter le Musée..

Autant les animaux poussiéreux alignés dans sur les rayonnages en bois me donnaient une impression de science sérieuse, autant le Dysneyland qui leur succéda me semblait superficiel. Dommage ! Le charme du lieu était pour moi définitivement perdu.

Depuis, bien d'autres Museums d'Histoire Naturelle ont suivi cette tendance dont celui du Jardin des Plantes mais ici, incroyable ! une petite ville de province comme Dijon (2 mn d'arrêt !) avait précédé la capitale dans une (funeste) mode..

GB

Philippe Renève a dit…

Bonjour Gazi.

Bien d'accord avec toi: le muséum fut une caverne d'Ali Baba pour les enfants. La momie me faisait peur, le glyptodon faisait pâlir les tatous, les moutons à cinq pattes et autres avortons hideux baignaient dans un formol jaunâtre et les parquets cirés grinçaient aussi fort que nos cervelles !

Et puis en effet, la muséographie moderne (comprendre l'ambition de quelques technocrates) a tout foutu par terre, et les enfants doivent bâiller devant les prétendues reconstitutions d'écotypes ennuyeux comme la pluie.

Hélas, il y a mieux, ou pire: le jardin botanique, qui faisait naguère les délices des amoureux des plantes avec sa classification botanique classique, claire et pratique, a lui aussi pris le parti de présenter les plantes par types d'environnement. Pour l'instant les dégâts ne sont pas trop grands, mais l'intérêt de ce genre de chose ne réside guère que dans le changement pour le changement, la réforme pour la réforme, et les visiteurs ne sont pas conviés à donner un avis.

Heureusement il y a encore le Raines (petite rivière, pour les malheureux allogènes) qui accueille les canards dont le sillage fait onduler aussi plaisamment l'eau en créant ces reflets.

Anonyme a dit…

Helas !

En espérant que personne n'aura eu l'idée de toucher au Musée Magnin...

Sinon, joli quartier que celui de l'Arquebuse !

Des veinards ont la chance d'y avoir le Raine au fond de leur jardin !
Je me souviens aussi de la silhouette du gazomètre, un peu plus loin, vers la Chartreuse.. et des entrepôts des "Docks de Bourgogne" et à côté de ceux-ci un affreux boui-boui qui tirait les rideaux à l'heure de la fermeture, gardait ses clients dans la quasi-pénombre jusqu'au petit matin.. ceux-ci parfois rejoints par des initiés qui frappaient d'une manière convenue pour se faire servir un "dernier" verre..

Et oui, dans la ville du Kir, il n'était de limitation horaire pour qui voulait boire en compagnie !

GB

Philippe Renève a dit…

Je me rappelle aussi les gazomètres, qu'un hôtel remplace depuis... un petit moment !
Je n'ai pas connu le boui-boui mais je te crois volontiers !

Anonyme a dit…

Bon...
Pour les muséums, je rajoute le Musée Guimet de lyon, fermé, après avoir subi l'assaut muséographies entre la FIAC et les expo militaire, dont une mémorable sur le mimétisme= 80 % fait par l'armée...
RIP, donc.r
sera remplacé, si ce gouffre voit le jour par le musée des flatulences, pardon, des confluences.
http://www.museedesconfluences.fr/

The show must go on entre dysneyland et l'insuportable prétention soit disant pédagogique du areuh-areuh " la nature expliquée au gogols"...

GB, ha! le "charme" il est bien au "musée" lui aussi... Mickey ou le clown Ronald va nous faire les "leçons de choses" j'avoue ne pas en rêver...

Philippe Renève a dit…

Le charme... C'est un arbre, ça, non ? !

Il faut s'attendre à des sponsorisations des musées, car nos grands timoniers financiers ne vont pas continuer à creuser les déficits avec des services publics (beurk) culturels (pouah): l'union de ces mots scélérats a quelque chose d'obscène, non ?

On voit d'ici le logo d'Orange à côté des Nymphéas de Monet et une entrée au Louvre dans les paquets de Bonux.

emile red a dit…

La description de votre musée d'histoire naturelle est complètement la même que celle qui pourrait être faite de celui de Bordeaux, à la différence qu'il n'est pas encore totalement passé à l'ère dysneyland.

Un petit rajout, quand j'étais collégien, il nous arrivait d'y aller avec quelque vieux profs tromblons à lunettes aux après midi nuageux d'hiver, et l'ambiance pénombre où l'aigle crachait sa poussière dans les maigres filets de lumières dominait le lynx décoloré dont l’œil de verre reflétait l'arc-en-ciel de quelques aras, les crocs de félins, les griffes d'ours étaient mille objets destinés à l'aventure, tel chassait la baleine dont ne restait que les fanons, tel se voyait Tarzan copinant avec le monstrueux gorille, tel lançait le harpon sur l'espadon ou filait le terrible requin.
On jouait la jungle entre tables et plateaux, les squelettes allongeaient leur ombre à l'infini sur les parquets douteux et semblaient les grands arbres, les lianes ou les monstres de nos films du jeudi.

Toutes ces maudites mises en situation ont tué l'imagination des gosses, la curiosité s'éteint au fur et à mesure que les réponses sont mises en scène, la forêt de l'orang-outan se confond avec celle de l'okapi, là où les singularités se mélangeaient et provoquaient l'intérêt, le service complet prémache l'appétence de savoir dans une confusion des plus appauvrissante.

Que de dégâts à vouloir trop et trop bien faire...

Anonyme a dit…

De l'exposition "mimétisme" à Lyon, je suis sorti totalement perplexe..

Sur la base de l'idée-titre, on y trouvait tout et n'importe quoi : des stratégies animales de camouflage dans l'environnement (jusqu'ici, cela reste dans une logique accessible) on passe ensuite aux équivalents humains (militaires et chasseurs), puis au mythe de "L'Homme invisible" (projection d'un extrait du film) puis aux vêtements de "fonction" (du chaman au juge d'assise), puis au star-system et à la vie des "people".

Su ce dernier point, imaginez l'installation suivante : un couloir où, dès que vous entrez dans le champs d'un capteur, déclenche des rafales de "flashs" tous azimuts, évocation du quotidien des "beautiful people", photographiés du matin au soir. Aux murs, exposition de couvertures (récentes) de numéros de Paris-Match nous annonçant reportages sur la vie privée de nos politiques favoris.

Sur le thème "invisibilité", une autre trouvaille : on vous prête une cape dans laquelle vous vous enveloppez, vous effectuez un parcours et, à la sortie, vous constatez que vous avez été filmé mais que les parties du corps que vous aviez dissimulées sous la cape n'apparaissent pas.. Etonnant, non ?

Mon impression finale ? Entre kitsch contemporain, parc d'attraction.. et des pièces intéressantes noyées au milieu de ce que je qualifierais de niaiseries.

Du coup, je me serais senti presque rétrograde, pour n'avoir pas su comprendre "l'air du temps".. si je n'avais entendu un groupe de "scolaires", quasi unanimement dire que "c'était nul"

GB

Anonyme a dit…

@ Emile

Sur ces Musées d'Histoire Naturelle qui nous firent tant rêver.. un bel exemple à Perpignan subsistait encore dans les années 80..

GB

Philippe Renève a dit…

Bonjour à tous

Oui, Emile et Gazi, je crois que les musées ne veulent plus être des musées, c'est-à-dire des collections scientifiques, mais des représentations écolo-ludiques du réel. Ainsi on ne visite plus des musées mais des parcs d'attraction d'animaux morts: aussi bien que ça soit fait – mais ça ne peut pas être bien fait – c'est sinistre, artificiel et carton-pâteux.

On ne veut plus classer, car c'est trop austère paraît-il, on veut faire voir, offrir la réalité dans vingt mètres carrés de jungle éclairés au tungstène: à bas la science, à bas l'analyse, vivent la synthèse plastifiée et le spectacle de la nature réduit à sa caricature.

Or, enfants et adultes apprennent cent fois plus d'un documentaire de dix minutes sur la savane à la télé qu'en deux heures de visite pénible d'un musée paysagé qui aura coûté cent fois plus et ne sera jamais qu'une lointaine évocation d'un réel infiniment plus complexe et intéressant.

De quoi tuer dans l'œuf toute vocation de naturaliste.

Philippe Renève a dit…

Le musée classique généraliste est un résumé de l'action de la science sur le savoir: il montre, classe, analyse, et explique ainsi comment l'homme structure le monde pour mieux le percevoir. Il a donc la double fonction de faire connaître l'environnement et la façon dont la science l'aborde et l'étudie.

Il est une passerelle, étroite mais efficace, entre la science et le quotidien des visiteurs qui n'ont pas de formation naturaliste. Il donne des grilles pour déchiffrer la nature, ordonner les idées qu'on peut s'en faire empiriquement, et ainsi apprendre à mieux connaître le réel et souvent le vivant.
Une présentation simulée ne remplacera jamais un simple documentaire ou un dessin animé un peu réaliste et n'est sans doute d'abord qu'un artifice destiné à faire croire aux administrateurs que les visiteurs seront plus nombreux.

A notre époque, nous sommes tous, et surtout les jeunes, saturés d'informations en images sur le monde; le musée classique donnait des clés de lecture alors que les présentations modernes sont redondantes par rapport à la culture ambiante et infiniment moins riches.
Il serait préférable de remplacer tous ces dioramas par des écrans diffusant de bons documentaires... au milieu des collections classiques qui prendraient alors beaucoup plus de sens.

Anonyme a dit…

Je crains maintenant le pire pour la "Maison de l'Histoire de France", le grand projet de Nicolas Sarkozy...

J'imagine des dioramas sur les évènements fondateurs de l'Histoire de notre grande nation avec personnages de cire : une reproduction de "l'annonce faite à Carla" à EuroDisney, voisinant avec De Gaulle à la BBC en juin 40 ..

GB

emile red a dit…

Je crois que tu n'as plus de crainte à avoir Gazi.

Cette "maison" ne se fera sans doute pas, manque de crédit et ruades d'historiens sélectionnés semblent l'hallali de la chose.

Mais comme chez notre usurpateur tout est possible, le musée de plume et de cire prévu, s'il apparait, ne sera qu'un énième Grévin où la loi de l'anachronisme rencontrera les règles du mercantilisme et du clientélisme.

Je ris d'avance de ne voir aucun personnage de plus d'un mètre soixante-cinq, de voir Talleyrand faire du vélo et Ravaillac pilotant un Rafale tandis que St Vincent cuvera son pot avec Galiano en sans-culotte.

Gageons que le lion Peugeot trônera chez l'Anglois roi élevé en France, qu'Orange colorisera la traite négrière et que Total nous fasse découvrir la smala d'Abdelkader quand Buitoni parlera de Marco-Polo dans une Venise redessinée par Pinault.

Belles perspectives couronnées de quelques dessins animés de Vil Coyote et agrémentées par la saga Picsou...

Anonyme a dit…

Ha! Dis donc GB, tu donc vu cette funeste expo " mimétisme" ?

Ton résumé est fidèle à ce que j'ai vu et ressenti.

Pour les documentaires = les "gesticulateurs" ont remplacé les jean Painlevé et consort.
il devient très difficile de trouver des documentaires sans un "guignol" ou des redondance en 3D texturées ( des dinausores jusqu'à la nausée..).

Place aux "peoples" aux milieu des araignées ou des "peuples premiers" !

Anonyme a dit…

Helas, oui ! Je m'y suis fourvoyé... J'imagine le chemin bureaucratique qu'a nécessité le montage de cette exposition..

A chaque étape de ce chemin, il s'est trouvé des gens pour valider ce projet. A-t-il été amendé ? Avons-nous échappé à quelque chose de pire que ce que nous avons déjà subi ?

Je m'interroge encore..

GB