lundi 12 septembre 2011

La qu’est-ce-ça-peut-te-foutrattitude



Voyage de cinq copains dans les contrées verdoyantes d’un début septembre 2011
Etant une bande de jeunes désirant se fendre la gueule, nous nous retrouvâmes chez Daniel surnommé Nini, moustache Astérix, âgé d’à peine 65 printemps, aîné d’entre nous qui, malgré ses droits de Nénesse n’a jamais émis la moindre revendication quant à ses droits sur les lentilles. Il nous fit une merveilleuse salade de tomates, de poivrons avec une vinaigrette très digne et succulente suivie et précédée de non moins bonnes choses. 

C’était un lundi 5 septembre vers midi à Côtes-d’Arey, Isère , à quelques encâblures de Vienne. Deux d’entre nous venaient d‘Alsace le matin même effectuant dans les 400 km avec leur cheval d’acier. Jean-Marie de Kaysersberg, le plus jeune, seulement 51 ans, dans la force de l’âge avec son gilet Harley-Davidson et son amour de la bécane, le plus audacieux mais toujours prudent sur la route. Ensuite Paul l’autre Alsacien de Mulhouse natif de Clonas sur Varèze, frère de Nini et surtout le réunisseur de nous tous, 60 balais en décembre. Sans lui pas de qu’est-ça peut t’fout… 

Puis Christian, celui qu’on met devant pour séduire les nanas, physique impec de jeune premier avec sa belle Honda noirte, le seul sachant lire une carte, c‘est lui qui nous traduisait. Seulement 59. Et le dernier, comme d’hab, Robert et son GPS la frime. Avant de partir j’avais depuis la batterie de ma moto installé une prise 12 volts . Ça m’a donné l’air intelligent pendant toute la durée. Un peu plus jeune de quelques mois que Nini.

Ça va là-haut ?

Top départ vers le Puy en Velay à 15h12 ….les aventures vont commencer.

130 km nous séparent de l’arrivée deux heures et quelques plus loin. C‘est le moment pour dire que théoriquement une voiture intendance devait suivre, avec réserve d’eau, appareils pour cuisiner et tout ce qu’il faut pour accompagner ce voyage. Patatras la veille du départ des incidents indépendants de la volonté de Paul ont empêché la présence de l’auto-atelier. Il était prévu d’habiter dans la tente et de tirer le repas du sac. Les projets furent détruits. Arrivés à Yssingeaux renseignements pris à l’Orifice du Tourisme nous pouvons réserver des lits dans des gîtes. Je propose en tant qu’ancien pratiquant des Auberges de Jeunesse de voir au Puy les conditions. En prenant un virage avec passage piétons on s’arrête pour laisser passer deux personnes. J’en crois pas mes yeux Claude Arnold un copain d’école au bras de sa femme Sylvie, que nous voyons de temps en temps aussi bien à Mulhouse qu’ici dans le midi ….


Nous voici devant l’ Auberge que nous trouvons fermée pour le moment. Levant la tête j’aperçois dans la maison en face un bonhomme nous observant. Courtois je lui lance: ça va là-haut ? Réponse du tac-au tac: qu’est ce que ça peut te foutre ?
Aussitôt j’ai pris la décision de ne plus lui adresser la parole…
Il nous a donné le titre du récit.
Paul se dévoue pour se rencarder un gîte à côté du Puy dans un village nommé Bains. Sommes reçus par une charmante petite dame qui tient un grand gîte d’étape. Elle se débrouille de commander un frichti au café-pizzéria du village et cet homme charmant décide de nous livrer liquide et solide sur place. Une aubaine car il commençait à se faire tard. Pour la peine le lendemain sommes allés boire le café chez ce commerçant agréable et avons passé un bon moment là.

Vers 9h30 départ pour Langeac distant de 43 km. Vroum vroum, fé pas bien chaud, ce Bains étant situé en altitude. Apercevons une montgolfière se découpant entre soleil ciel bleu et mer de nuages, magnifique moment de vol suspendu dans le temps.
La route est sympa, achtung les gravillons, hantise du motard. Voici Langeac, coup de chance jour de marché. Jean-Marie demande au patron de la terrasse de café si on peut casse-croûter si on commande la boisson. Pani pwoblem dit-il en meilleur français. Nous voilà bien installés en plein soleil mais à température supportable, c’est Paul ou Jean-Marie qui a fait les emplettes, saucisson, fromage pain, le fromage et le pain étaient bien bons. On n'ira plus chez ce boucher. Par contre, comme des rois à cette terrasse Bon ça manquait un peu de jeunesse, la moyenne d’âge frisant septante…
Après ce bon moment reprise des aventures. Une flaque d’huile sous le carter de ma 125 indique une avarie. Durite pétée ou autre diagnostic, Jean-Marie nous trouve un réparateur moto pas loin qui nous dit d’aller à Saint Flour chez le concessionnaire Honda 52 km plus loin. C‘était notre itinéraire. Le mec nul de chez nul nous explique que s’étant fait mal au bras il ne peut rien faire (on aurait dit que son numéro mal au bras il le faisait depuis vingt ans tellement il était au point).

Pierre et Roffiac

Il nous envoie néanmoins chez son meilleur concurrent et nous avons un peu la gorge serrée, car si ça continue on fera le tour de France des réparateurs moto. Coup de chance nous tombons sur l’ancienne concession Suzuki de Saint Flour. Pierre et son commis nous reçoivent comme des Jésus (il a dit à son apprenti voilà les Jésus :texto) Sourire aux lèvres, décontracté Pierre hisse l’engin sur le porte-moto. Démontage du carter d’embrayage, la fuite provient du joint de carter qu’il faut changer. Paul court chez le concessionnaire Honda en haut de la ville qui bien sûr n’ a pas cette piece dans son magasin. Le con .
Pierre décide en même temps que nous de réparer à la pâte à joint. Opération menée de main de maître, car réparation terminée plus de fuite. Addition plus que correcte, on invite Pierre à venir boire un coup au gîte du soir à la ferme Le Ruisselet à Roffiac Cantal, dix minutes de Saint Flour.

Dont nous prenons d’ailleurs la direction. Surprise, au contraire du gîte précédent il s’agit d’un grand établissement, ancienne ferme convertie en auberge, tenue depuis quelques générations par la famille. Vaches poules canards oies nous font la sérénade d’accueil. Dans un grand pré on peut soit venir et mettre sa caravane ou son camping-car. Pour rester dans un budget convenable nous prenons une chambre de trois et une de deux et décidons de manger sur place le soir même. Apprenons que Jacques Chirac et sa fille Claude sont venus manger ici une année précédente, en effet dans le hall d’entrée photos du Jacques avec les maîtres et servants du lieu. Eh bien même sur une photo d’amateur on lui achèterait la voiture d’occasion de nos rèves, sans moteur ni freins…sacré Jacques…
Nous voilà sur la terrasse à l’heure de l’apéro. Spécialité d’Auvergne le pastis vert, mélange de pastis et de verveine. Un p’tit coup de scie fait bon effet et le moment ponctué par une belle fin de journée est bien agréable. D’autres hôtes partageront le repas du soir dans une salle où les grandes tables réunissent les mangeurs. Nous sommes environ une trentaine, et pour la plupart des marcheurs sac à dos. Bon repas, et bonne atmosphère. Vers 22 heures le Pierre des motos qu’on n'attendait plus est venu nous saluer, ce qui a ajouté à notre bonheur. Re coup de scie en son honneur, et très agréable moment en sa compagnie. Un bonhomme comme on aimerait en voir plus souvent.

D’ailleurs le lendemain matin après le p’tit déj, retour chez lui pour voir si dans son magasin il aurait une optique de phare pour une de nos motos. Il cherche partout, mais non, trouve pas. Paul fait ajouter un peu d’huile à sa bécane, et nous constatons que ce soit le soir ou le matin Pierre est toujours de bonne humeur. Il nous explique la méthode Coué, paraphasant le pharmacien Coué qui à chaque pilule vendue disait  « ça va vous faire du bien  ».
Le plat c'est beau. ( Il vend des bombes anti-crevaison le Pierre… )
C'est pas le tout, le but de notre équipée est de voyager, faut donc partir et aller plus loin. Nous prenons la direction du viaduc de Garabit.
Le viaduc de Garabit est un ouvrage ferroviaire situé près et sur la commune de Ruynes-en-Margeride, en France dans le Cantal, qui permet à la ligne de Béziers à Neussargues (ou ligne des Causses) de franchir les gorges de la Truyère, affluent du Lot. Entièrement métallique, il fut construit par la société Gustave Eiffel & Cie et achevé en 1884, mais la mise en service de la ligne n’eut lieu qu’en 1888. Il est situé sur la route de Saint-Flour à Mende, à 14 kilomètres de Saint-Flour. (P’tit coup de Wikipédia là). Photos de jolis points de vue beau temps et tout… Nous cheminons dans les endroits par là écarquillant nos mirettes devant l’adresse du grand architecte du big-bang. Et nous voici en direction de Chaudes-Aigues une petite commune qui détient le record d’Europe concernant la température du plus chaud jaillissement d’eau . 82 degrés Celsius . Mais auparavant nous allons nous restaurer et allons trouver la perle des perles.

Chantal et Simone

Il est vers 15 heures et on a toujours pas mangé, c’est encore Jean-Marie qui découvre ce café-bistrot à Ternes entre Saint Flour et Chaudes Aigues, il entre et demande si possibilité de casser une croûte à la petite tenancière, qui, vraisemblablement n’a jamais su dire non. Fini son service de midi où elle sert des habitués avec plat du jour aux oignons, elle nous propose un assemblage à sa façon. Son restau sent le formica, ses verres le Duralex et son coeur l’or en lingots. Apéro tranquillou, elle nous porte sur un plat en inox des années 50 un des meilleurs jambons crus en fines tranches, pancetta et saucisson des cochons les plus joufflus. Canon de rouge, bon pain, la vie s’ coule, paisible.
Plat 2: Omelette aux cèpes (il n’ y avait plus de cèpes) elle a remplacé par d’ autres champignons, et omelette aux lardons, mais achtung, pas trop cuite ni pas assez, un amour d’ omelette une avec laquelle on ferait sa vie, on quitterait ses parents, jetterait ses billes les plus belles. Chantal derrière son comptoir sirote son 102, contente de faire plaisir. Nous avons l’ impression d’ avoir été adoptés sur le champ. Mais d’où vient cette gentillesse ?

Soubitamenté surgit une femme troisième âge, robe serrée sur un corps anciennement, très anciennement joli, décolleté 3000, avec une voix en dessous mais très forte disant en guise de franchissement de la porte d’entrée du magasin: c'est moi Simone celle qui rit quand on la ramone…
Nous v’là en plein délire de retours d’âge avec souvenirs souvenirs du temps où on était beaux juvéniles et croquant la vie à pleines dents. Chantal, un peu jalouse lui montrait du dépit alors que Simone lui avait emmené des raisins du Languedoc qu’elle avait quitté la veille.
Ces deux nanas, Chantal 51 ans, Simone dans les bien plus, auraient pu rendre des hommes heureux, si elles avaient rencontré le bon numéro. Des nanas pleines d’humour de gentillesse derrière des carapaces profil bas et j’vaux rien.

Grand plateau de fromages, re canon, dessert, goutte à volonté.
Demandons l’addition elle nous emmène un ticket griffonné 55 euros pour les cinq lascars que nous sommes.
Nous mettons un bon pourboire chacun, et de côté dans notre cheutron une case pour les gentilles filles dont nous nous souviendrons jusqu’ au bout.
En partant, sur le seuil de son établissement de luxe et plutôt devant son bistrot, son vélo, décoré par des rigolos comme nous, un grand panneau « 102 » et à l’arrière deux pots d’échappement style fusée Ariane…
Un des plus jolis numéros de clown par une artiste à jamais inconnue.
Salut les nanas, on the road again…

Denise

Partir c'est mourir un peu.

Morts nous poursuivons la route vers Chaudes-Aigues en pensant à toutes les Simone et Chantal qui ont eu la gentillesse de nous regarder de faire le complément avec notre masculin en étant si féminines et toujours encore pleines de mystères jamais résolus. Quelle chance d’approcher la compréhension de cette différence entre femmes et hommes. La féminité et la grâce des nanas nous clouera toujours sur la tête de nos misérables spermatozoïdes éjaculés aux vents dispersants… Ce sont elles qui nous font la vie.

Arrivons à Chaudes-Aigues vers 16 heures. Tour de l’endroit. Paul maître eaux achète une tasse et s’en sert une au jaillissement. Laisse refroidir et goûte le liquide. A la table du bistrot il commande même un thé, mais avec l’eau cherchée au bec. Le temps change et il se met à pleuvoir, le contraire pour des motards. Une majorité décide de se baigner à la cure dans les eaux thermales.
Le plus dur reste à faire, soit rejoindre le gîte à Denise, laquelle aurait mieux fait de cultiver des cerises….
Lieutadès distant d’une vingtaine, sous la pluie, beurk. On est mouillés jusqu’ à partout. Denise ne daigne ni allumer un radiateur pour sécher nos affaires ni avoir le sens commercial consistant à un accueil souriant riant. Elle a pour elle d’avoir cette maison à l’abri de la pluie , et c’ est déjà beaucoup.
Sur le wc à l’ étage où nous logeons un panneau: ne tirez pas la chasse d’eau pendant la nuit pour ne pas déranger les voisins. Bon d’accord me dis-je.
On mange sur la table commune avec un couple venant de Nantes.Repas comme çi.

On se dirige vers les chambres. Salut tout le monde. Ayant une vie organisée chez moi dans le Vaucluse je suis un peu détraqué gastrique, toutes les deux heures WC et, d’éducation manuel savoir-vivre je n’envisage point de laisser à la vue du suivant les résultats de ma digestion. Je tire la chasse toutes les fois. Au matin nous descendons pour le petit déjeuner. Café thé, Denise cuit des gaufres, sympa. Ca coule. Subitement, curieuse elle cherche à savoir qui a tiré la chasse d’ eau toute la nuit ? Elle dort juste en dessous du WC et toute la nuit elle a été réveillée. Personne ne moufte, et sur le ton de l’humour je lui dis que j’ai fait dans le lit donc c’ était pas moi.
Une fois partis plus loin j’ ai expliqué ma gastro aux amis et avons bien ri.
Manquerait plus qu’au 21 unième siècle on ne puisse se soulager, gîte rural où non.
Il fait grand soleil, nos vêtements vont sécher sur nous.

Avant-dernier jour, jeudi 8 septembre environs de 9 heures…

Plein sud vers le lac de Sarrans:
Le lac de Sarrans suit très fidèlement le tracé de la Truyère dont il a noyé l’ancien lit. Il mesure 35 km de longueur pour une largeur moyenne de trois cents mètres. Le barrage proprement dit est formé par une monumentale digue en voûte de cent treize mètres de hauteur supportant la route et faisant la liaison entre Sainte Geneviève sur Argence et le département du Cantal. Le lac a une envergure de 1000 hectares (merci Wiki).
Impressionnante cette retenue. Des escaladeurs avec piolets cordes et autres accessoires de montagne déboisaient les à-pics avec l’agilité de lapins de garenne.
Electricité hydraulique étant le but de ces grandes installations.

Autre suivant , Mur de Barrèz.
Mur-de-Barrez est le chef lieu de canton de Midi-Pyrénées situé le plus au nord de la région. Mur-de-Barrez est construit à l’extrémité nord du plateau du Barrez à l’altitude de 800 métres, entre les vallées du Goul à l’ouest et de la Bromme à l’est. Situé dans le sud du Massif central aux confins du Rouergue (actuel département de l’Aveyron), Mur-de-Barrez est donc aussi influencé par les coutumes, la culture et l’architecture de la Haute-Auvergne (actuel département du Cantal).( wiki encore )
Jour de marché. Encore une fois la vie retirée des anciennes contrées, dépourvues de la grande distribution où le marché a toute sa place en tant que fourniture de marchandises diverses. Suite à ma gastro, je ressentais encore quelques contractions (merci Christian).
Repas tiré du sac, en fait Jean Marie avait trouvé un marchand vendant du très bon sauce, pâté de campagne et un magnifique fromage de Salers accompagné de litrons de rouge et pain de campagne de l’Aveyron.

Le soir du même jour direction Aumont sur Aubrac. Pour le dernier jour adieu les varices, on se paye l’hôtel-restaurant ses tables nappées et tableaux aux paysages nature morte hauts comme trois pommes. En attendant passage des gorges de la Truyère, Laguiole avec arrêt achat couteaux pourvus de manches en buis ébène et autres bois d’arbres rares… Un joli petit village avec plein de marcheurs et de couteaux. J’en n'achète pas, depuis qu'en colo j’ai perdu un très beau couteau tombé entre des grumes j’utilise de simples instruments avec manche ordinaire et lame du même métal. Nini ancien boucher se fait plaisir en choisissant un joli exemplaire pourvu d’un manche tenant bien en main. Paul hésitant pour une lame carbone et Christian se décidant pour un canif à belle allure. Jean Marie lui se contente comme moi de regarder, ayant déjà ce qu’ il faut.
Le soir repas et gîte à l’hôtel de la famille Prunière à Aumont sur Aubrac donc. Garage pour moto. Grande salle de restaurant avec de nombreux marcheurs sac à dos. Bonne nuit reposante après chez Denise des cerises.

Dernier jour

Direction Landos vers 9 h. Ce sera notre point de séparation. Est pour les Alsaciens, Sud Est pour les Dauphinois et plein Sud pour moi.
Grandrieu petit village de Lozère Grandrieu est situé au coeur de la Margeride, l’une des 4 régions de Lozère avec l’Aubrac, les Cévennes et les Causses, située entre 1000 et 1500 m d’altitude. La Margeride, c’est une montagne granitique aux formes doucement arrondies, recouverte de landes à callune (bruyère) et myrtilles, de forêts de pins sylvestres, d’épicéas et de fayards (hêtres).
Le granit est partout présent, la roche dure et cristalline, érodée par le temps, forme de superbes chaos granitiques dont la Margeride tire sa force.
C’est le même granit qui fait l’architecture rude et robuste des fermes et des maisons enracinées sur ces hauts plateaux.

L’eau est partout, elle sillonne tout le territoire sous forme d’étroits ruisseaux, les uns paisibles, d’autres dévalant, incrustés dans le sol. Paul sur ce marché glisse sur une marche et se fait un mal aux côtes dont il se serait passé .
Demandant notre chemin à un ancien du village celui ci indique tu vas à droite après le carrefour, ensuite après le pont tu vas à droite, et quand tu vois l’usine à bois tu vas à droite. Et n’oubliez pas, ici à droite c’est pas à gauche. Avec une verve intraduisible même sur grand écran.
Arrivés à Landos une fois de plus casse-croûte chez un bistrot avec tables à l’extérieur et femme grande jusqu’en haut. Les participants sont tous d’accord pour remettre ça l’ année prochaine. Christian me prête son Laguiole, avec mes dents je mange des fines tranches de sauce, voilà t’y pas qu’il me mange mes tranches… je pouvais rien dire c’était son couteau.  Je pars le premier en faisant la bise à mes amis motards. L’ air dégagé fringant et décontracté. Salut les amis. 3 kilomètres plus loin les larmes coulent… la vie devrait être comme ça, on a jamais ni parlé politique ni religion argent ou autre sujet gnagnagna, on partageait juste des bons moment d’amitié, et aucun d’entre nous n’a jamais voulu être plus intelligent que l’autre, un voyage que je suis pas prêt d’oublier. Salut les potes, à l’année prochaine et merci pour tout.

C'était une tranche de bonheur avec Nini (Daniel), Jean-Marie, Christian, Paul et Robert.
Pourvou qué sa douré…..


Rocla

24 commentaires:

Philippe Renève a dit…

Merci à Rocla de ce morceau de vie frémissant de petits bonheurs; on en redemande !

Anonyme a dit…

Je l'avais dit qu'ici les perles ne sont pas de culture mais naturelles.

Ardèche

emile red a dit…

A lire la signature, je vais pas dire que ça fait parto...ze mais "une tranche de bonheur", quand même, pourquoi pas une tranche de jambon de campagne au pain-beurre, de plus l'auteur souhaite que ça dure façon Éberlusconi de Béa, le travelo de la via Appia, façon Claude Sautet de veau, de vache et de cochon tout est bon, pourquoi Nini et pas Vincent, Jean-Marie et pas François, etc.

Je suis outré de cette désinvolture scripturale à rendre jaloux l'académie des neuf françaises et des sciences au culte.

Et puis ce nom, Nini, ça fait Nana de Zola, sans la peau de chien un peu moins masculin que Nono et plus malin que Nunu... Non, non, je maintiens mon outracion.

Que fait le Pape de la police montée dans la descente du St Gothard tôt dans la nuit du jour d'après...

Où ai-je mis ma Norton ?

Philippe Renève a dit…

Emile, est-ce bien raisonnable de taquiner la bouteille (bordelaise) et la muse de si bon potron-minet ? Hé.

Philippe Renève a dit…

Je crois bien que le bonheur, plutôt que de grandes passions et de somptueuses amours, est fait de ces petits plaisirs simples qui garnissent une vie de bons moments.

Samedi, nous avons trouvé en nous promenant dans la nature deux jolies fleurs de Gentiane ciliée, rare en Bourgogne. Nous étions ravis et ce plaisir dure encore; je l'ai prolongé en le partageant sur le site Ophrys.

Point n'est besoin de grandes choses pour apprécier la vie...

emile red a dit…

Tu voulais sans doute dire Pochtron-Minet ?

Oui c'est raisonnable, puisque je suis le meilleur, et la raison du meilleur est impénétrable...

Ma qué zé souis oun véritablé diou.
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Ophrys est génial ...

Philippe Renève a dit…

Tu me l'as enlevé de la bouche ce pochtron-là !

Diou ? Mordiou !

rocla a dit…

Ophrys aux enfers ?

Vous aurez Eurydice sur 20 .

rocla a dit…

Ce petit com pour dire la très grande différence entre la vie virtuelle et la vie tout court .

emile red a dit…

La vie vit section ou la vile vie en caserne et la Vivi qui déambule sur le boulevard...

Nous aurons donc un Eurydice sur 20 plutôt qu'un chaud vin sur vingt... dommage !

Philippe Renève a dit…

Il faut le clamer haut et fort, les motards sont encore parfois méprisés, et même censurés.

Regardez-moi ça si c'est pas malheureux une interdiction pareille pour des bikers bien sympathiques.

Et pas frileux: c'est l'hiver là-bas.

Halte à la discrimination envers les motards !

rocla a dit…

Un honte cette discrimination . 1000000000000 d' années pour en arriver là . L' homme des tavernes avait raison : la femme est l' avenir de l' homme , sauf si elle se met derrière lui .

Anonyme a dit…

Et quand c'est une femme qui pilote, l'homme derrière devient son passé? A chacun son tour. Complémentaires nous sommes et resterons en dépit de.
A.

Philippe Renève a dit…

Le passé peut être un présent mais le futur n'est pas toujours un cadeau.

rocla a dit…

l' imparfait devrait désigner notre mode de fonctionnement ...

rocla a dit…

Le parfait nous le situons :-))

Philippe Renève a dit…

A part nous, il n'y a pas grand chose de parfait, il faut bien le dire !

Anonyme a dit…

Si, un dessert, pour ceux qui aiment. Coeur de glace, enrobé de pépites de je ne sais pas quoi.

Anonyme a dit…

Ardèche bien entendu

Philippe Renève a dit…

Un parfait ardéchois !

emile red a dit…

Je suis toujours resté coi sur ces trucs zarbi que sont le plus-que-parfait style plus blanc que blanc et le passé antérieur auquel aucun postérieur ne s'oppose même bien calé dans son fauteuil et que dire du futur antérieur qui se situe dans le futur passé bien qu'il doit moins l'être que s'il avait était l'avenir de l'homme de Néanderthal et de sa femme s'il n'était hermaphrodite...

Anonyme a dit…

T'as pas appris les conjugaisons à l'école? Mais t'y as fait quoi?

Ardèche

Philippe Renève a dit…

C'est vrai que le postérieur ne manque pas de saillant...

rocla a dit…

le verbe rebondir est un exemple de verbe postérieur