mercredi 17 août 2011

La conteuse


Danielle Mordoj de la Compagnie des Contes à l'occasion des Mercredis du Conte de la ville de Dijon.

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Photos Philippe Renève

16 commentaires:

rocla a dit…

Très bon sujet les contes . L' art de captiver avec un bout de ficelle et un nuage qui passe . Quel talent ceux qui détiennent ce don .

Jolies postures ces photos , la dame est inspirée depuis l' intérieur . La quatrième indique le choix du chemin à prendre ...Un peu des rêves éveillés les contes ...

Philippe Renève a dit…

C'est vrai, cette dame a beaucoup de talent dans la poésie et de chaleur dans les rêves.

emile red a dit…

Une tradition qui reste, malgré l'invasion médiatique, le patrimoine des colporteurs et des troubadours.

Autrefois, sur Avox, je me suis fendu d'un article sur les colporteurs de presse, une des facettes commerciales de cet héritage, le conte et les conteurs en sont une des facettes artistiques.

On ne s'imagine pas, le nombre de métiers qui sont issus de ces deux vieilles corporations indissociables.

Philippe Renève a dit…

Voilà. Les deux disaient "le conte est bon"...

Philippe Renève a dit…

Je présente d'humbles excuses pour la qualité technique (au moins) des photos: le niveau de lumière était très bas et j'ai dû travailler à... 12800 ISO ce qui produit un "bruit" impossible à rattraper.

Cela dit, avec un appareil "argentique" je n'aurais pas pu faire de photos du tout !

emile red a dit…

Le bruit n'est pas un mal en soi, surtout dans une salle de spectacle qui n'est ni dévouée au mime, ni dévouée à la prière... lol

rocla a dit…

Emile a juste , la tradition des colpos et troubadours , il remet à la place qui est la sienne ces métiers d' alors .Aujourd'hui avec les médias qui nous fracassent on oublie cet aspect ancien des choses . Il y en a plus que pour polytechnique sa mère ...

rocla a dit…

Que Philippe se rassure , on entend aucun bruit en regardant les photos ...

Anonyme a dit…

Bonjour !
Je viens ennuyer Mr Reneve avec des points techniques photo. Il est en fait parfaitement possible de réussir des images de ce type en technique argentique en utilisant, bien évidemment un pied.

Le temps de pose sera bien évidemment plutôt long mais, en se concentrant, on arrive à capter ces moments où un sujet mobile comme ici cette conteuse s'immobilise parfois. Comme ces images prises par les professionnels du sport d'un athlète en arrêt.

Cela nécessite un certain entrainement et d'accepter aussi pas mal de gâchage de vues.. mais on est très vite étonné du fait que les images obtenues ne sont pas systématiquement floues ou alors bien souvent très partiellement: le décor parfaitement net, le corps du sujet aussi.. et parfois seulement une main qui laisse une trainée..

De plus, le "flou argentique de mouvement" est bien plus poétique que celui que l'on obtient avec la technique numérique.
Tour ceci, non pour jouer au "donneur de leçon" (il n'en est nul besoin ici) mais pour oeuvrer dans le sens d'un militantisme pour le maintien de l'usage du procédé argentique qui, comme l'évoque si bien son étymologie "écrit avec la lumière" tandis que la nouvelle technique renvoie à une froide logique comptable..

GB

Philippe Renève a dit…

Bonjour Gazi

Merci de ton commentaire. Parlons donc un peu technique; bien entendu, des photos sont possibles sur pied en argentique. Toutefois, les conditions de ce spectacle rendent la chose difficile: les présentes vues ont été prises en moyenne au 1/125s à f/5,6 pour 12800 ISO.
Pour une pellicule à 800 ISO, limite pratique d'un bon piqué, nous aurions donc eu une vitesse de 1/8s, ce qui ne fige pas le mouvement: la plupart de ces vues auraient été très floues dans les mouvements du sujet.
Seules des images de la conteuse immobile auraient été possibles, ce qui avait moins d'intérêt: c'est la gestuelle qui fait l'intérêt de ces images.

Cela dit, la photo argentique a d'autres qualités, mais ses limites techniques font que les appareils numériques actuels (du moins les plus élaborés) rendent possibles ou facilitent grandement des prises de vues autrefois délicates, voire exclues. J'ai pratiqué l'argentique pendant plus de... 40 ans et j'en garde de très bons souvenirs mais force est de reconnaître que le numérique est incomparablement plus souple et facile d'emploi.

Je dirais même que, loin d'être un procédé d'une froide logique comptable comme tu l'écris, il permet une créativité bien plus grande en libérant le photographe de certaines contraintes techniques tenant surtout aux problèmes de sensibilité du système de prise de vues. Il en amène d'autres, comme le choix de la sensibilité ou la gestion du contraste, mais les possibilités sur le terrain sont infiniment plus étendues. Je dois dire d'ailleurs que, ayant plus ou moins laissé tomber la photo « artistique », je m'y suis remis en découvrant les possibilités offertes par le Canon EOS 5D (pub gratuite...) que je me suis payé après avoir guigné sur lui pendant des années... Autant les petits appareils numériques sont très limités et à réserver aux photos de famille, autant un tel système permet une créativité passionnante. Pour parler de « froide logique comptable », c'est certainement que tu n'as jamais pratiqué ce genre de matériel !

Anonyme a dit…

"Froide logique comptable"

C'est uniquement au niveau de l'étymologie (numérique). En fait, j'utilise les deux techniques mais je reste profondément attaché à l'ancien procédé.

Pourquoi ?

Non par nostalgie de temps révolus mais parce que, ayant débuté avec et ayant acquis des savoir-faire tout au long de ma pratique, je continue encore de découvrir des choses aujourd'hui avec plaisir..

Mais curieusement, je n'arrive pas à prendre au sérieux les images obtenues numériquement car je les ressens comme "immatérielles", contrairement à l'argentique où intervient encore une transformation de la matière.
Du coup, j'utilise le numérique souvent comme "bloc-note" ou pour des tests, ou parce que cela est plus facile à envoyer par le net... et donc en complémentarité avec le procédé "classique".

Quant au gain de créativité, je ne sais pas... les contraintes et limitations du procédé argentiques ne me frustrent pas.. pas plus le fait qu'une image "ratée" est irrémédiablement enregistrée et que, cela ayant un certain coût, on "ose" moins avec un argentique qu'avec un appareil numérique.

J'opterai donc pour une position tenant du "relativisme culturel" en refusant d'hiérarchiser les deux procédés.

L'important étant d'utiliser celui avec lequel on a le plus d'appétence

GB

Philippe Renève a dit…

Bien sûr ! Mais je gage que tu n'utilises pas un système aussi évolué en numérique qu'en argentique, pas vrai ?
Ou bien nous ne faisons pas le même genre de photos. Quand je pense que je prends à main levée des photos de fleurs satisfaisantes parfois au grandissement 1 (cf les galeries d'orchidées) alors qu'il y a quelques années je devais travailler sur pied, avec un chariot de distance, au 1/10s parfois, en "brackettant" à mort sans pourtant être sûr du résultat... Vingt secondes contre dix minutes pour une vue, il n'y a pas... photo ! Je n'hésite plus maintenant à faire des prises de vue multiples pour une seule fleur, ce qui était horriblement pesant naguère.
C'est vrai que l'absence de suppport physique (du moins visible) est un peu frustrante mais elle est pour moi compensée, et bien au-delà, par la faculté de voir immédiatement l'image, ce qui est une révolution dans beaucoup de cas.

J'avoue du reste que ma pratique récente du numérique est encore perfectible car j'aurais sans doute pu travailler pour les vues de la conteuse à 3200 ISO, puisqu'une vitesse de 1/30s aurait probablement convenu pour un télé de 135mm maximum car mon objectif est stabilisé. Le bruit numérique aurait été bien moindre. Il me reste à apprendre...

Philippe Renève a dit…

Je mettrai prochainement en ligne des photos prises le même jour que celles de la conteuse, mais dans un domaine totalement différent. Tu verras que la possibilité de visionner immédiatement le résultat permet des recherches difficiles sans cela.

Anonyme a dit…

Oui, c'est exact, je n'utilise pas un appareil numérique du même niveau que celui que j'utilise le plus souvent pour l'argentique..

Quoique, pour l'argentique, j'utilise un appareil plutôt ancien (un Nikon F), attachant plus d'importance à l'optique (j'ai une batterie des meilleurs objectifs de la gamme.. mais dotés encore de l'antique système à "fourche").

Mon numérique un tout petit modèle.. pompeusement badgé "LEICA" mais qui n'est en éalité qu'un bloc-notes avec un petit zoom.. absolument pas comparable au Canon EOS.

J'ai un ancien Hasselblad "CM" avec optique Zeiss qui lui, pourrait être doté d'un dos numérique mais, sauf à gagner dans un quelconque jeu de hasard la somme faramineuse exigée pour l'achat d'un tel accessoire, si je me rééquipe, je resterais encore tenté par un de ces appareils argentiques sur lesquels je rêvais naguère et que le rééquipement de nombre de professionnels à mis sur le marché de l'occasion à des prix incroyablement bas.

Cette configuration du marché n'étant pas appelée à durer éternellement, j'en profite le plus possible.

Sinon, l'appareil le plus extraordinaire avec lequel j'ai pu travailler était fantastique pour des prises de vues botaniques. Il s'agissait d'une chambre montée autour d'un des premiers objectifs de photocopieurs, celui-ci trouvé dans une décharge proche de de Dijon.

Un bricolage génial effectué par un ami. Il fallait, comme au XIX° siècle entrer dans l'appareil, disposer un film sur un dépoli et compter sur un aide pour faire office d'oturateur. Cette opération consistait à retirer et remettre le bouchon extérieur de l'objectif plus ou moins rapidement, selon le temps de pose souhaité.

Quel intérêt à construire un tel monstre ?

Aucune déformation pour des images d'architecture (je l'avais utilisé pour cela) et une profondeur de champs quasi nulle, ce qui permettait de focaliser par exemple sur une fleur au milieu d'une prairie,, celle-ci apparaissant extrèmement net, l'avant et l'arrière plan étant renvoyés dans les brumes.

Le principe étant que ces premiers objectifs de photocopieurs étaient d'un diamètre gigantesque, ceci pour ne pas déformer le parallèlisme de documents de format A3..

On peut imaginer un tel monstre doté d'un capteur numérique et alors...

GB

Philippe Renève a dit…

Ah ça, comme les dos numériques pour Hasselblad coûtent les yeux de la tête, tu n'aurais plus rien pour viser...

Etonnante cette chambre bricolée; parfois la simplicité a du bon.

Essaie donc un jour un bon reflex numérique, tu verras que cette technique fait merveille. Moi aussi avec des petits appareils simplifiés je ne pensais pas à une telle réussite.

emile red a dit…

Je subodore que Gazy triche un peu, ayant été possesseur d'un même Nikon, il doit admettre qu'il y a un peu plus qu'un rapport foto avec un tel appareil... lol

Jusqu'à un grave problème qui m'obligea à m'en séparer, je le considérai plus comme un animal de compagnie qui ne me quittait jamais qu'une vulgaire mécanique comme je vois les appareils actuels qui certainement sont beaucoup plus performants mais ne crée pas ce rapport amical ou conflictuel du vieil F qui avait un caractère de cochon pire que le mien...

D'ailleurs je n'ai quasiment plus rien pris depuis.