vendredi 18 juillet 2008

Sarkozy, ostentation et vulgarité


’argent insolent, la richesse provocante, le luxe plus braillard que tapageur, la fortune qui s’exhibe avec l’ostentation la plus sordide pour augmenter le plaisir égoïste du privilégié en y ajoutant la conscience ignoblement délicieuse de l’envie des autres: voilà le comportement du président de la République, de ses proches, de ses pontifiants valets et de ses caniches sautillants.

Ainsi des mondanités avec les grands dirigeants de l’économie (souvent surtout fils de leurs pères) où le champagne coule à aussi gros flots que l’argent jeté par les fenêtres.
Ainsi de cette croisière sur un yacht de milliardaire offerte par un chef d’entreprise dont les impôts seront diminués de millions d’euros dans les mois suivants, comprenant le vol en jet privé réglé par le même.
Ainsi des montres de parvenu (à la vulgarité), dont tout le prestige tient à ce que jamais un citoyen normal ne pourra les arborer, que son propriétaire montre à ses convives avec une complaisance cynique et leur fait palper, comme un enfant se vante de ses derniers jouets.
Et, accompagnant tout cela, la conviction permanente, la conscience continue que tout cela est bien mérité, ne peut être qu’admiré et que personne ne doit ni ne peut s’opposer à ce triomphe des honneurs étalés, des veuleries courtisanes et des richesses voyantes : le simple refus d’un salut entraîne immédiatement le dédain et le mépris exprimés dans le fameux « casse-toi, pauvre con ».
Car la vulgarité à la Berlusconi et l’inculture triomphante à la Reagan ou à la Bush président à tous ces comportements de singe vantard : finis les hommes d’Etat cultivés, fins lettrés ou amateurs d’art. L’ignorance s’affiche, le mauvais goût se montre fièrement et l’esprit médiocrement people tient lieu de culture générale. Barbelivien le satisfait poète autoproclamé devrait faire oublier Brassens, et Bigard, le mystique urinofécal, a remplacé Malraux.


8 commentaires:

Marcel Thiriet a dit…

Philippe,

Ne serais-tu pas un peu mauvaise langue ?

Non, je blague . Bien vu . Une vraie philippique!

Tiens, tu as fait de la rénovation de blog ...

Cordialement. Marcel

Philippe Renève a dit…

Merci, Marcel.
Tes rénovations et innovations de blog sont si fréquentes et réussies qu'on ne te félicite même plus...
This is a blog: http://marcelthiriet.blogspot.com/ !

Anonyme a dit…

Y aurait-y pas comme un soupçon de critique sociale dans votre discours . Je ne vous suis pas dans votre slogan :la Patek pour tous...J'ai trop de plaisir à ne plus porter de montre depuis des mois.
Clandestinus igrabatusi

Philippe Renève a dit…

Ce clandestinus ne serait-il pas un peu poitevin ?

Anonyme a dit…

Philippe Renève Bonjour,
J’aurais quelques réserves à émettre, si vous le permettez :
• l’inculture triomphante à la Reagan ou à la Bush. Il est notoire qu’un bon Chef se doit de bien déléguer voyons et même vous, devez reconnaître que son choix en matière de fins lettrés, en la personne de Philippe Cande (comment euh), loro est … judicieux.
• Barbelivien le satisfait poète autoproclamé : Il y a une petite coquille : c’est de poétastre qu’il devrait être question…
• Par ailleurs, faire oublier Brassens serait plutôt la mission de Faudel, les invendus de Mireille Mathieu ayant depuis fort longtemps achevé d’éclipser les méchants artistes de gauche …
• Quant aux autres adeptes de la veulerie courtisane, parfois conards, mais le plus souvent connards, poétastres sans être poètes et encore moins astres, célèbres pour leurs cerveaux rhagoïdes, ils sont les dignes représentants du peuple souriquois aux idées mûres de muridés. Encore connus sous le nom à particule, de Messieurs de la bouse dans un bas de bourette mais surtout célèbres pour leur savoir phénoménal et leur maîtrise parfaite des sciences du … paraître...
Ne prononcez jamais le mot de solidarité devant cette espèce là, sinon vous essuieriez de suite un tonitruant : ‘Mon Luc … se ostentatoire’

PS : Au fait, vous qui avez le même (désormais lourd), prénom que Candeloro, vous devriez méditer l’histoire de Nicolas Merd qui tenait absolument à changer son nom en Lucien Merd.
(Pardon !)
Constant Danslayreur

Philippe Renève a dit…

Merci Constant de vos développements aussi intéressants que savants.
Mais je m'inscris en faux: c'est Candeloro qui a le même prénom que moi: il est d'assez loin mon cadet, et cet éloignement me permet de le traiter in petto de jeune &#@@*£µ§ avec un ineffable bonheur.

Anonyme a dit…

"In petto" dites-vous cher maitre. N'est-ce point cette contrée fréquentée par l'homme à tête de suppositoire rouge????

Clandestinus Geographicus

Philippe Renève a dit…

En effet, cher Clandestinus furtif.
Mes hommes-mages, cher ami.