mercredi 26 mars 2014

Un concert historique



J'ai eu la chance d'assister hier au soir avec ma famille au concert donné à l'Auditorium de Dijon par Grigory Sokolov, qui a interprété la sonate n°3 en si mineur opus 58 et dix mazurkas de Chopin.

Innombrables rappels, ovation debout, six bis : un triomphe.

N'ayons pas peur des mots lorsqu'ils s'imposent ; par sa technique prodigieuse et sa sensibilité hors du commun, Sokolov s'élève à la hauteur des très grands maîtres du piano tels que Vladimir Horowitz ou Arthur Rubinstein.

Quelques aperçus de son admirable talent, avec :

Rameau



Chopin



et Beethoven




jeudi 20 février 2014

Crocus

Un peu après les perce-neige et les nivéoles, voici les crocus qui ouvrent au soleil des corolles délicates.




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Photos Philippe Renève, de son jardin ce vingt février.

lundi 3 février 2014

Plumes

Ah les enluminures du givre ce matin sur les vitres !

Des pennes, des rémiges, des toupets et des aigrettes.
Des dentelles, des broderies, des guipures, des arabesques, des brandebourgs.
Des plumages, des épis, des houppes, des panaches, des plumets, des queues de renard polaire.

Cet hiver nous prodigue des présents bien gracieux.























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Photos Philippe Renève

vendredi 31 janvier 2014

Fleurs d'hiver

Ce matin le gel fleurissait les fenêtres.





















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Photos Philippe Renève

mardi 28 janvier 2014

Paul Krugman : « un scandale français »


Il faut absolument lire ce billet de Paul Krugman (un des rares économistes à avoir mérité le prétendu Nobel d'économie) sur rtbf.info, à propos des récentes déclarations de Hollande.
Il faudrait tout citer ; retenons seulement ces passages qui rejoignent très exactement mon sentiment.

« L’euro (...) est une camisole de force monétaire. »
Après la crise financière, par opposition à 1929, « personne n’a rompu avec l’austérité fiscale. Tout le monde fait ce qui est censé être sûr et responsable – et la crise persiste. »
« Les performances françaises sont meilleures que la plupart des nations européennes. »
« Aujourd’hui, Hollande a parlé de ses projets pour changer le destin de la France – et il est difficile de ne pas être désespéré. »
« Toutes les preuves attestent du fait que la France déborde de ressources productives, à la fois en main-d'œuvre et en capital, qui restent assises à ne rien faire parce que la demande est inadaptée. Pour s’en convaincre, un seul regard à l’inflation suffit, puisqu’elle baisse rapidement. En effet, la France et l’Europe toute entière se rapprochent dangereusement d’une déflation à la japonaise. »
« Lorsque Hollande a pris la tête de la seconde économie de la zone euro, certains d’entre nous avons espéré qu’il pourrait faire une différence. Au lieu de ça, il est tombé dans le grincement de dents habituel – une posture qui se transforme aujourd’hui en effondrement intellectuel. Et la seconde dépression de l’Europe continue, encore et encore. »

Ajoutons que les dizaines de milliards distribués sans contrepartie aux entreprises risquent fort de ne créer que très peu d'emplois puisque, faute de demande aussi bien externe qu'interne (cette dernière encore affaiblie par la politique d'austérité), elles investiront principalement  – si elles investissent – dans des équipements visant à des gains de productivité, qui réduiront plutôt les besoins en travail.
Ces mesures ne feront donc qu'améliorer les marges et les profits des entreprises et non le niveau de l'emploi, ce qui est prétendument leur but. Seules des actions en faveur des salaires et des bas revenus auraient une influence sur la demande, donc la production et l'emploi, mais le moins qu'on puisse dire est qu'elles ne sont pas à l'ordre du jour.